Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 22:32

Après 15 années de croissance rapide et vertigineuse, qualifiée de ' tigre celtique' et symbolisant le renouveau économique de l'Irlande, l'Eire et son gouvernement sont  à genoux, forcés d'accepter l'aide finiancère internationale. Celle de l'Union Européenne d'abord mais aussi du FMI ( fond monétaire international ) et enfin, comble de la honte, celle du voisin honni, le Royaume-uni.   

le tigre celtique dans une bien mauvaise situation...

 

Je ne prétend pas dans cet article entrer en détails dans la crise qui secoue l'Irlande ces derniers jours mais simplement faire un point sur le plan d'austérité décrété à Bruxelles en vue d'endiguer le pire marasme économique envisagé pour l'île verte. 

le plan d'austérité prévoit de renflouer l'économie irlandaise d'ici  à 2014  à hauteur de 15 milliards d'euros, ceci de façon à diviser par 10 le déficit public et faire passer celui-ci  à 3% du PIB en l'espace de 3 ans, alors qu'il est actuellement à 32%.

Parmi les économies prévues :

-2,8 milliards de déepnses sociales en moins en Irlande d'ici 2014

-Un salaire horaire minimum réduit de 12% à 7,65 euros (contre 8,65 euros aujourd'hui )

-le taux de TVA passerait de 21% à 22% en 2013 puis 23% en 2014

-le taux d'imposition des societés est toutefois maintenu  à 12,5% ( contrairement  à ce que souhaitaient l'Allemagne et la France )

 

dublin10.jpg

  les anciens dock de Dublin, sur la Liffey river, récemment réhabilités en centres commerciaux de prestige risquent bien de ne plus attirer les financiers du monde entier...

 

On comprend mieux ainsi que les irlandais soient dans la rue et manifestent ces jours derniers contre le gouvernement qui les a mis dans cette impasse. C'est toute l'économie qui est remise en cause, toute la prospérité qui  subi un coup d'arret brutal, et surtout, l'Irlande qui depuis le milieu des années 90 était devenue pour la première fois de son Histoire une terre d'immigration, redevient actuellement au grand dam des irlandais, un pays que l'on doit fuir, dont on doit émigrer, tout comme jadis au 19ème siècle lorsque les irlandais quittèrent massivement leur sol natal pour l'Angleterre ou les Etats-Unis.

Un retour en arrière ? sans doute pas complètement mais un vilain tour de manivelle et un cruel coup du sort pour un pays qui se croyait enfin, après bien des vicissitudes historiques, devenu l'égal des grands d'Europe...

 

Partager cet article

Repost 0
Published by L'irlandaise - dans culture ( divers)
commenter cet article

commentaires

Nadine Quinn 28/11/2010 23:39


Bruxelles craint que l'Irlande contamine d'autres pays européens comme le Portugal,l'Espagne aux niveaux des taux d'intérêt et de la méfiance envers les systèmes bancaires nationaux.

La situation en Irlande suscite des «tensions» et des inquiétudes pour la stabilité financière «dans l'ensemble.
de la zone euro».

Les banques ont été gravement touchées par l'explosion de la bulle immobilière irlandaise alimentée pendant des années par des taux d'intérêts très bas. Bruxelles n'a rien à voir avec cela !

Leur seul recours était la Banque centrale européenne, celle-ci soutient les banques de la zone euro en difficulté en leur permettant d'emprunter les montants qu'elles désirent à un taux d'intérêt
de 1%.

Les banques irlandaises y ont massivement recours. Elles devaient au total 130 milliards d'euros à la BCE au 29 octobre, contre 119 milliards au 24 septembre.

Ce soutien revient à placer les banques irlandaises
sous respiration artificielle.

Si la BCE stoppe ce programme, elle meure d'asphyxie.

Elle intervient également pour freiner la hausse des taux d'intérêt auxquels Dublin emprunte. La BCE rachète en effet aux investisseurs des obligations irlandaises afin de maintenir les taux
d'intérêt irlandais à un niveau acceptable.
Elle permet ainsi à Dublin de lever des fonds sur le marché.


L'irlandaise 29/11/2010 12:15



bon ce matin cela a l'air de s'arranger, je ne ccrois pas aux débordements, il y a beaucoup de mises en scène médiatiques ( ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ai pas
de gens qui souffrent de la crise), mais c'est le traitemen,t médiatique qui est quelque peu  à coté de la plaque...Comme souvent. 



Nadine Quinn 28/11/2010 19:26


Les américains qui venaient jouer au golf en Irlande ne viennent plus depuis la crise donc c'est un manque à gagner certains, surtout que les irlandais ont fait de gros investissements.

Une part importante du succès du secteur des technologies de pointe peut être attribuée à l’investissement des multinationales américaines en Irlande.

La production élevée dans ce secteur s’explique par l’établissement de prix de transfert par ces entreprises et du rendement élevé de la recherche et développement.

Le PIB en 1970 était de 4,2, en 2000 9,1 grâce aux secteurs industriels et des services combinés.

Durant cette période, la croissance de l’emploi dans le secteur des services représentait 58 % de la contribution totale du travail.

Il faut surtout pas que l'Irlande perde son droit de fiscalité aux entreprises sinon ce serait sa fin.


L'irlandaise 28/11/2010 20:11



je ne pense pas qu'il y ai de fin  à l'ecfonomie capitaliste, sinon une fin de non recevoir, au pire on va effacer, voir minimiser la dette comme cela a été
fait en grèce.. Et la petite balle de golf américaine reviendra rouler sur les green irlandais...je ne crois pas trop à l'alarmisme des média  à ce sujet, tout ceci est une vrai-fausse
crise, savamment orchestré depuis bruxelles pour nous inciter  à accepter des choses inacceptables comme les délocalisations, par ex, et la defiscalisation des entreprises pour que celle ci
gagnent toujours plus en employant toujours moins...bref, nous sommes dans un drole de monde et il n'est pas qu'irlandais...



Eily 28/11/2010 14:58


J'en ai discuté avec un couple, propriétaire d'un B&B où je logeais. Ils m'expliquaient que l'une des erreurs du gouvernement irlandais était de ne pas avoir fait payer d'impôts aux habitants
de l'Ile Verte. Pas d'impôts, pas d'amortisseur en cas de coup dur. Ce n'est pas toujours suffisant, mais ça peut limiter les dégâts.
J'espère qu'ils vont quand même s'en sortir. Ils en ont assez bavé dans le passé pour avoir droit à un peu de tranquillité.


L'irlandaise 28/11/2010 17:33



oui, c'est peut etre un peu excessif, je pense qu'il y a des impots mais les taux sont très bas ( si j'ai bien lu ) et quasi neant pour les entreprises ( c'est
surtout eux les bénéficiaires des dégrèvements ) enfin, il y a un régime particulier en irlande pour les artistes qui ne payent quasiment pas d'impots non plus !  l'Irlande est un
paradis fiscal, peut etre pas  à la hauteur de monaco, mais c'en est un quand mm ( de fait, bcp d'ecrivains français - entre autres - ont des residences en irlande, et ce n'est pas que
pour la beauté des paysages, une façon de joindre l'utile  à l'agréable...)


il y a aussi des milliardaires américains qui vivent en Irlande, j'espère qu'ils vont descendre de leur olympe et aller servir la soupe populaire  à dublin ces
jours ci.... :)))) -lol-



Amaury 28/11/2010 12:27


L'Irlande est un des grands d'Europe, une nation unique et pleine de prestige, comme pour la Grèce, la faute en revient à ces putains d'économistes qui ont ruinés le monde et qui continuent de le
faire actuellement tout en se mettant quelques deniers dans leurs poches. Actionnaires, spéculateurs, ultracommerciaux, est ce de cela dont le monde à besoin pour se relever, en relançant la
consommation sachant que les classes moyennes s'effondrent et que la tendance est à a surconsommation, celle là même qui épuisent les resources naturelles, humaines et planétaires.
Je crois qu'on ne peut pas compter sur ces abrutis friqués, non DSK n'est pas le "Héros" malgré toutes ses qualités, c'est un banquier et le FMI est une banque dont le principe est de faire de
l'argent avec celui des autres.


L'irlandaise 28/11/2010 17:30



je pense que ce qui est condamnable est effectivement le systeme bancaire et les avantages enormes accordées  à celle ci, cela dans tous les pays...la France
aussi est saigné, simplement, la France a mis ses billes hors de l'europe ( j'ai entendu une causerie à ce sujet ) et ses creanciers ne lui font pas defaut pour une raison que personne n'evoque -
et pourtant- c'est le tourisme. 60% du PIb de la France vient de l'exploitation astucieuse de notre patrimoine naturel et historique, les irlandais n'ont pas cette chance, et ont effectivement
souvent dans le passé, présent et avenir été les ' vaches  à lait' d'autres pays...Une situation toujours inconfortable. ils ont aussi cumulé cela avec le desaventage d'etre les voisins de
ceux qui furent la 1ère puissance mondiale du 18ème siècle  à 1918 : les anglais ! ça n'aide pas, evidemment...


 


meci pour toutes les interventions sur ce sujet, je craignais qu'il n'ennuie les visiteurs de ce blog par son arridité ( l'économie ), je constate tout le contraire
:!



Nadine Quinn 28/11/2010 00:03


La crise financière s'est doublée d'une crise politique à Dublin quand le Premier ministre irlandais Brian Cowen a annoncé lundi 22 novembre des élections législatives anticipées en début d'année
prochaine, soit après le vote du budget et l'adoption d'un plan de sauvetage international de l'île.
"Mon intention est de conclure la procédure budgétaire avec l'entrée en application de la législation nécessaire l'année prochaine, et de procéder ensuite à une dissolution du Parlement pour
permettre aux gens de déterminer à qui ils veulent confier la responsabilité du gouvernement pour la difficile période à venir", a déclaré Brian Cowen qui espère ainsi obtenir un sursis politique
de quelques semaines.

Le Premier ministre s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'issue d'une journée qui a vu l'opposition demander sa démission immédiate, et les Verts, membres clefs de la coalition au
pouvoir, réclamer des élections anticipées "dans la deuxième quinzaine de janvier", après l'adoption du budget et le bouclage du plan de sauvetage par l'Union eurpéenne et le Fonds monétaire
international (FMI).
Un plan d'austérité sur quatre ans

Lors de sa brève intervention lundi soir, Brian Cowen a confirmé que son gouvernement présenterait ce mercredi son plan d'austérité sur quatre ans, qui est très contesté par une population
irlandaise ayant déjà consenti à des sacrifices importants. Il a aussi confirmé que le budget 2011 serait présenté le 7 décembre, avec un vote des députés devant intervenir au plus tôt courant
janvier. En cas d'enlisement des débats, les législatives pourraient intervenir en février voire mars, a aussitôt indiqué le quotidien Irish Times. Le chef des écologistes, John Gormley, avait créé
la surprise dans la matinée en estimant que "le temps était venu de convoquer des élections législatives dans la deuxième quinzaine de janvier 2011".

Jusqu'à présent, son parti maintenait un soutien indéfectible à la coalition en dépit de son impopularité grandissante. Le dirigeant du mouvement écologiste a cependant voulu laisser un sursis à
Brian Cowen."Laisser le pays sans gouvernement au moment où ces questions sont en suspens irait à l'encontre de notre devoir", a-t-il dit. Les six députés écologistes sont indispensables à la
survie politique du parti du Premier ministre Brian Cowen, le Fianna Fail. Cette formation centriste a toutes les chances de perdre des élections anticipées. Selon un sondage publié dimanche, le
parti ne recueille que 17% des intentions de vote, et les Verts 3%, loin derrière le Fine Gael (33%), les Travaillistes (27%) et le Sinn Féin (11%).

Ces deux derniers partis ont clairement fait savoir qu'ils ne soutenaient pas l'aide internationale. John Gormley ne s'est pas prononcé sur les plans en préparation, mais il a souligné que le prêt
de l'UE et du FMI, qui pourrait atteindre jusqu'à 90 milliards d'euros, devait être mis en place "dans l'intérêt de la population irlandaise, tout comme de la zone euro". "Le peuple se sent trompé
et trahi", a-t-il souligné, dans une allusion à l'humiliation souvent ressentie par la population après la décision de Dublin de faire appel à l'aide extérieure. Le mécontentement porte également
sur le plan de rigueur très contesté qui sera annoncé mercredi, et qui vise à économiser sur quatre ans 15 milliards d'euros, afin de ramener à 3%, comme le veut l'UE, un déficit public qui est
aujourd'hui de 32%. Les Irlandais en sont déjà à leur troisième budget d'austérité : plus de 100.000 suppressions d'emplois publics sont prévus, ainsi que des coupes dans les allocations chômage et
familiales. Le nouveau plan de rigueur devrait aller encore plus loin en touchant au salaire minimum, jusqu'alors tabou.

Et il faut vous demander jusqu'où il faudra aller pour que les gens sérieux se rendent compte que le fait de punir la population pour les péchés des banquiers est plus qu'un crime : c'est une
erreur.


L'irlandaise 28/11/2010 11:39



oui, peu ou prou c'set ce que j'ai résumé dans l'article, la reduction de la dette, la hausse des crédits, le gel des salaires, le renflouements des banques par le
FMI et l'UE..., mais evidemment les détails de cette crise et sa complexité ne peuvent pad être traitée succintement sur un blog, il y a toutefois de bons livres qui prédisaient déjà la chose,
notamment l'un d'eux intitulé ironiquement ' the end of irish history", paru vers  2005



Présentation

  • : Le blog de l'Irlandaise
  • Le blog de l'Irlandaise
  • : Blog destiné à la présentation du roman de l'auteur et à la culture celtique, irlandaise en particulier.
  • Contact

ROMAN

  octobre2011

 

Laissez-vous emporter

vers l'Irlande du Nord & ses

mystères avec le ROMAN de

l'auteur de ce blog :  

 

Larmes-rouges.Net