Les premières traces de cornemuse en Irlande permettent de remonter au Xème siècle, notamment
sur des sculptures des croix anciennes. Concernant le Uillean pipes, les premiers instruments sont apparus dès le
début du XVIIIème siècle. Ils comportaient déjà un voire deux régulateurs (ténor, baryton). Les principaux
fabricants connus à cette époque sont William Kennedy (1776), puis la génération des Kenna (timothy 1800), John Egan vers 1770. Le nom "Union pipes" utilisé alors fut tout d'abord attribué à la
réunion du son produit par le chanter, les bourdons et les régulateurs, puis l'origine de ce nom fut interprété comme une déviation du terme "Uillean" qui
signifie coude en Gaëlique, marquant ainsi le passage des cornemuses anciennes à bouche, vers la cornemuse à soufflet.
Le pipe et les pipers furent à leur apogée avant la "Grande
famine" en Irlande 1847, on trouvait alors des pipers dans toutes les couches sociales. C'était une profession très respectable et la demande était forte. A noter que nombre d'entre eux
étaient aveugles, le pipe était alors un moyen de gagner sa vie dignement malgré le handicap. Comme pour bien d'autres cornemuses, le début du XXème siecle fut l'objet d'un déclin important
tant au niveau de la fabrication que du jeu. Néanmoins, la pratique de l'instrument survécut grâce à des associations telles que le the Gaelic League ou the Feis
Ceoil. Au niveau de la facture instrumentale, on peut néanmoins citer des fabricants comme Clarke et bien sûr la famille Rowsome. Leo Rowsome en particulier contribua par son activité de lutherie et de promotion de l'instrument à maintenir la tradition de cet instrument vivante. Il a
notamment formé de très grands joueurs actuels comme par exemple Liam O'Flynn. Cependant, depuis les années 1980, le Uillean pipes connaît un succès sans cesse croissant tant du point de vue des luthiers que des pratiquants en Irlande et dans toute l'Europe. C'est notamment le spectacle
Riverdance qui, en 1995 lors de sa création, remis cet instrument au goût de jour ( voir video). Actuellement partout en
Europe les Uillean pipes se distinguent au même titre que les cornemuses venues d'Ecosse ou d'autres pays Celtiques. Actuellement, Davy Spillane est un des joueurs de Uillean
pipes les plus prisés.
Michael (Mike ) Oldfield est né à Reading ( Angleterre)
le 15 mai 1953. D'origine irlandaise par sa mère, Oldfield est un compositeur et musicien multi instrumentalistes de génie( il joue de plus de 20 instruments, bien
qu'il ait une prédilection pour la guitare ) qui a révolutionné la musique rock progressive des années 70 et 80, en mêlant à la pop et au rock des instruments traditionnels de
cultures celtes, africaines ou d'époque médiévale.
L'album de musique celtique de M.Oldfield en 1996 :
Voyager
Son parcours est celui d'un introverti pour lequel la musique est un refuge face aux tourments de la vie . En 1971, Il commence à composer et à enregistrer une maquette sur un magnétophone
bricolé. En 1972, cette démo lui ouvre les portes de Virgin, que vient de créer Richard Branson, qui le signe pour la réalisation d'une série de 10 albums dont le premier, Tubular
bells devient la musique du film l'exorciste propulse immédiatemment Oldfield sur la scène internationale du rock. Les critiques et le public s’enflamment. Il reçoit un Grammy Awards
pour la meilleure composition instrumentale.
Sorti en 1974 de ‘Hergest Ridge’ (le nom est tiré de la région Herefordshire où il s’était
retiré), puis ‘Ommadawn’ en 1975 auquel participe Paddy Molloneydu groupe desChieftains.
Après une thérapie suite au décès de sa mère, Mike peut enfin affronter la scène et tout en produisant des disques Il se lance alors dans une tournée, accompagné de de 100 personnes.
Dès 1979 avec ‘Platinum’, ses albums sont plus pops et mêle musique traditionnelle, synthétiseurs et chants. ‘Crises’ en 1983, avec son tube international
‘Moonlight Shadow’ est son plus grand succès.. Parallèlement, il travaille sur la bande son du film de Roland Joffé ‘The Killing Fields’ (La déchirure).
Mike Oldfield et Paddy Malloney, du groupe des Chieftains
Durant les deux années suivantes, Mike va s’impliquer dans la conception graphique en vue de travailler
sur son projet d’album vidéo tout en continuant de produire et composer régulièrement des albums. En 1996, sortie de ‘Voyager’, album qui contient sept reprises de morceaux traditionnels
celtiques.A l’occasion du passage à l’an 2000, il propose, à Berlin, un show devant 500000 spectateurs dont la trace se trouve sur le Dvd ‘The Art Of Heaven Concert: Live in
Berlin’. En 2002, sort ‘Tres Lunas’ accompagné d’un cd-rom contenant un jeu 3D dont la bande son est composée de musique originale Fin 2007,
début 2008 sortira son nouvel album ‘Music of the spheres’ qui devrait renouer avec les longs morceaux instrumentaux. Il sera accompagné d’un orchestre classique nommé pour l’occasion ‘Sinfonia
Sfera Orchestra’ et dirigé par Karl Jenkins, lui-même, jouant du piano et de la guitare acoustique. Il est actuellement considéré comme l'un des musiciens majeurs du XXème siècle.
"Certains pensent que la musique Soul vient de l'Irlande ou de l'Ecosse, cette idée là me reste collée dans
la tête"
Van Morrison, chanteur
Né George Ivan Morrison à Belfast (Irlande) le 31 août 1945, il puise sans relâche dans l’énorme collection soul et
jazz de son père avant de quitter le lycée à 15 ans pour suivre un groupe de R’n B. Il développe une vénération sans faille pour les défricheurs comme Ray Charles ou Little Richard , puis forme
son premier groupe, Them, avec qui il enregistre le hit « Gloria », qui sera repris par les Doors et Patti Smith . Frustré par le manque de liberté dont il dispose, il quittera bientôt le groupe à New York pour rentrer à Belfast. Mais son producteur, Bert
Berns, ne le lâche pas et le convainc d’enregistrer en solo. Van revient à New York, mais lorsque Bernt sort l’album Blowin’ Your Mind (dont le single « Brown-eyed Girl » fait un carton en 1967),
Van repart à Belfast. Bernet meurt d’une crise cardiaque, et c’est un Van libéré de ses obligations contractuelles qui signe à Warner Bros pour produire l’un des plus grands albums de tous les
temps en 1968 : Astral Weeks.
De notoriété publique difficile et excentrique, Van rejette les tendances commerciales et l’industrie de la mode, ce qui le tient
éloigné des charts pop durant des années au début de sa carrière prolifique. Sa base de fans grandit et s’élargit plutôt au fil de ses albums. Uniquement assujetti à sa propre muse, ses albums
couvrent un champ stylistique extraordinaire, et gardent une consistance, voire une pureté, jamais atteinte par ses contemporains… La combinaison de sa puissance mystique avec sa vision musicale
unique et un chant incendiaire : des répétitions en spirales de gueulantes et de soupirs qui dévient le langage des émotions articulées bien au-delà du sens littéral.
un des titres les plus beaux de l'imposante discographie de Van Morrison : Tupelo Honey
Mariage réussi du blues de Ry Cooder ( le guitariste compositeur , entre autres choses de la musique du
film Paris,Texas de Wim Wenders ) et des mélodies celtiques des Chieftains pour un album qui rend hommage à l'histoire perdue des
irlandais débarqués pour le meilleur et surtout le pire, en Amérique, au 19 ème siècle.
En 1846, des milliers d'irlandais débarqués aux USA pour fuir la
famine irlandaise se retrouvent embrigradés, souvent de force, dans la guerre du Mexique. Peu enthousiastes à l'idée de combattre des catholiques, un grand nombre d'entre eux franchirent le
Rio Grande et se rangèrent aux côtés des Mexicains. le nom de leur régiment : la légion de saint Patrick ( ou San Patricio ). C'est une
histoire 'oubliée' au denouement tragique puisque de nombreux deéserteurs irlandais furent pendus par l'armée américaine.
Voici la trame de l'histoire que Paddy Malloney, flutiste des Chieftains, et Ry Cooder
, guitariste rock ayant, entre autres, travaillé aux cotés des rolling stones, ont décidé de ressuciter. Tous deux ont convoqué des artistes irlandais, américains et mexicains (
l'acteur Liam Neeson,la chanteuse hispanique Chavela Vargas ou l'américaine Linda Ronstadt ) . L'histoire est découpée en 19
morceaux, chantés en espagnol principalement, entre lesquels s'intercalent des instrumentaux, symbiose réussie de musiques traditionnelles mexicaines et celtiques.
Si la misère et la guerre n'ont pas de frontières, la musique non plus.Mais c'est plutôt une occasion de s'en réjouir...
Le groupe The Wolfe Tones est un groupe de musique rebelle qui prend ses
racines dans la musique irlandaise traditionnelle de rebellion contre l'occupant anglais . Il tire son nom du patriote irlandais Theobald Wolfe Tone , un des chefs de
la rebéllion de 1798.
Le groupe est né en 1963 à Inchicore, dans la banlieue de Dublin, de la réunion des frères Brian et Derek Warfield avec Noel Nagle et
Tommy Byrne. Le groupe joue d'abord dans des festivals en Irlande, puis passe professionnel en 1964 : il s'expatrie en Angleterre où il joue dans les clubs de folk-song de Londres,
Birmingham et Coventry mais il revient s'installer à Dublin en 1966. Cette année-là, suite au succès de leur album Up the rebels!, ils entament une longue série de tournées
internationales, notamment au Canada et aux Etats-Unis. Ils sont le groupe irlandais le plus politisé, nombre de leurs chansons sont à la gloire de héros républicains irlandais ( Padraic Pearse, héros & poète irlandais , James Connnolly et Joe McDonnell)
ou de l'IRA ( Armée républicaine irlandaise).
En 2001, Derek Warfield quitte le groupe pour faire une carrière solo. Les Wolfe Tones continuent en trio jusqu'à aujourd'hui.
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