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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:48

"Je me tiens debout sous la verrière aux croisillons de fer
forgé et la lumière venue des rives de la Lagan, entre
comme une vague par la fenêtre de ma chambre. Un jour
prochain la guerre prendra fin et ce pays sera apaisé.
Libre, il le sera peut-être un jour, mais pour l’instant ce
pays est comme moi : emprisonné dans la lumière par une
grille qui refuse de céder."

Laurence Fontaine, larmes rouges sur Belfast, roman, 2011, Ed Yoran Embanner.

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 18:21

"Je dansais avec toute la fougue, la force et l’énergie du désespoir qui était le mien. Je dansais pour l’Irlande, pour ne pas mourir au combat, à corps perdu dans la lumière de l’été et sous le regard ébahi des juges.

Je sentais la sueur sur mon visage et la morsure du soleil dans mon dos, les clameurs du public. Je faisais peau avec ce monde. Le seul auquel j’ai jamais appartenu. Ma famille. Mon unique patrie. Là où il n’y avait plus ni armes, ni frontières, ni bombes, ni guerre… je devenais LA danse. Fais attention  à ce que tu danses, dit le proverbe, parce que ce que tu danses tu le deviens. Etais-je devenu un Dieu ? Etais-je devenu un monstre ? En tout cas, j’étais devenu celui qui pouvait abattre son adversaire".


L.F, extrait du roman Larmes rouges sur Belfast,  éditions Yoran Embanner, 2011

 

plus de détails sur le roman ici : Larmes rouges sur Belfast - Thriller

 

 

hill-robin-silhouette-of-dancer-jumping-over-atlantic-ocean.jpg

 

danseur et mer d'Irlande

 

 


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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 09:25

 

""On pourrait penser qu'il n'y a que peu de lien entre le fait d'aimer l'histoire de son pays et celui de s'engager dans la lutte armée. Mais c'est faux. Très jeune je compris que ce que me léguait l'irlande était le droit d'être libre et que ce droit passait pas la lutte. Qu'une cause juste valait bien que l'on meure pour elle et si l'on pouvait mourir pour elle alors on pouvait aussi tuer en son nom."



  ( extrait de mon roman policier Larmes rouges sur Belfast, Editions Yoran Embanner, 2011)

 

plus de détails sur le roman, ici : Larmes rouges sur Belfast - Thriller

 

 MurBelfast.jpg

 

 


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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 14:23

 

Mon second roman.

Parution en octobre 2011. Il s'agit d'un thriller se déroulant en Irlande.

Dans cet article :

 

-La 4ème de couverture du roman

-Un extrait

-Une émission radio/interview de 25 mns diffusée le 26/10/2011

 

Larmes-rouges.Net-copie-1

 

    4ème de couverture de "Larmes rouges sur Belfast"

Editions Yoran Embanner, 2011

Par Laurence Fontaine Au hasard d’une rencontre avec une séduisante violoniste, la vie d’un jeune avocat bascule brutalement. Commence alors pour lui un périple jalonné de meurtres à travers l’Irlande. De Belfast, théâtre des luttes armées, aux falaises sauvages des îles d’Aran sa route croise assassins et victimes au passé trouble.

Pourquoi la musique semble-t-elle être le lien qui unit les personnages ? Qui est vraiment cette mystérieuse musicienne ? Quels secrets détient-elle ?

 


 Extrait du roman :


Larmes-P90-91

 

 

Lien  youtube vers émission RADIO avec interview de l'auteur  (26/10/2011 )  -

2 parties :

 

 

 

 

 


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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:49

 

"Une brume de chaleur recouvre l’océan et la terre a pris la forme d’un œuf bleu. Le ferry, d’un blanc d’écume, trace sa route vers une bande d’un vert soutenu dans le lointain et nous observons ensemble l’immensité vide et lumineuse qui me ramène vers la terre d’Irlande. Sur l’entrepont, le petit garçon poursuit sa lecture et je peux dire l’instant précis où, inévitablement, il entrera dans le livre et basculera dans un monde imaginaire.

De quoi est fait le passé ? A quoi ressemble l’avenir ? Quel est le code secret qui nous cache les choses que nous avons le plus besoin de savoir ? Nous vivons dans un perpétuel instant qui semble chaque fois revenir à son commencement.

J07 LOUGH ANAFFRIN 2

Lough Annafrin, photo l'Irlandaise

 Le petit garçon qui se trouvait sur l’entrepont a refermé le livre d’images et s’est approché du bastingage. Le vent dérange d’une brise caressante les boucles blondes sur son front tandis qu’il scrute l’horizon. Mais il ne voit ni les vagues d’écume, ni les bras de landes qui se tendent vers lui à mesure que la côte approche. Il n’entend que cette voix intérieure qui lui parle de la rivière, bien au-delà du rivage, où l’attend l’homme dont les yeux se fondent dans le bleu et le vert du paysage. Il l’observe, allongé, immobile, flottant les bras étendus au dessus des flots. L’enfant se penche vers l’écume à la proue du bateau et ses pensées rejoignent les miennes. Il sait que je connais l’homme de la rivière et que je le mènerai à lui".

 

Extrait de Noir dessein en verte Erinn ( Roman, Edition Yoran Embanner )

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:20

j'ai écrit un roman noir ( thriller ) sur l'Irlande paru en Mai 2009 qui a obtenu le prix de la 1ère oeuvre policière du Salon du Goéland masqué,  à Penmarc'h, Finistère, en Mai 2010. Ce roman est  disponible en librairie (Fnac, Furet & libraires indépendants) et sur internet  ( site de l'éditeur "Coop-breizh").



4ème de couverture :

Là où est la musique, le mal a-t-il une place ?

Un vieux manoir irlandais entraîne une jeune anglaise au coeur d’un mystère entretenu par un meurtrier mélomane aussi séduisant que fantasque. Pendant que l’Irlande déploie les charmes de ses paysages et de son histoire, l’héroïne se trouve confronté aux abominations d’un noir passé dans un château, hanté de meurtres inexpliqués.

"Noir Dessein en verte Erinn", récit aux apparences trompeuses, nimbé de fantastique, met en scène l'imaginaire personnel de l'auteur soutenu par une écriture sobre, précise où seule la musique semble être en mesure d’exprimer l’inexprimable, la seule échappatoire à la folie qui guette le visiteur impudent.

 
Quelques amis, libraires et connaissances l'ont lu cette semaine, ou seront amenés à  le lire bientôt, je les invite à laisser un commentaire et leurs impressions sur le roman, s'ils le souhaitent, au bas de cet article ( ajouter un commentaire ).

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 15:03

Bien que ce blog soit dévolu  à l'Irlande &  sa culture, je voudrais   insérer  ici cet article concernant un auteur qui me tient particulièrement  à coeur :  l'écrivain suédois Stig Dagerman ( 1923-1954). Ses paroles accompagnent souvent mes réflexions et mon écriture. Dagerman a 30 ans quand il publie en 1952, deux ans  à peine avant sa mort, ce manifeste d'une dizaine de pages, intitulé ' Notre besoin de consolation est impossible  à rassasier'.

 

...Si  l'acte d'écrire signifie, tel le mythe antique de Sisyphe, repousser sans cesse le rocher qui menace de nous écraser, alors ce texte a sa place ici.

 

 

 

bloc de granit rose, côte bretonne.

 

 

"Parmi les exigences qui pèsent sur l'homme, je peux voir lesquelles sont absurdes et lesquelles sont inéluctables. Selon moi, une sorte de liberté est perdue pour toujours ou pour longtemps. C'est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l'oiseau et que l'animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt de Walden - mais où est maintenant la forêt où l'être humain puisse prouver qu'il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?"

 

 Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l'instant que je le fasse à l'intérieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n'ai rien à opposer que moi-même - mais, d'un autre côté, c'est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s'exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n'aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.Telle est ma seule consolation.

Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu'une consolation et plus grande qu'une philosophie, c'est-à-dire une raison de vivre".

 

Stig dagerman

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 20:09

Ce week-end, la ville de Penmarc'h  ( Finistère ) avait volé les couleurs fétiches de l'Irlande : le bleu et le vert. C'était sans compter sur un vol de goéland masqué qui décida de draper de noir  la commune azurée afin d'y déguster en toute impunité quelques pages de littérature sanglante... 

 

...L'irlande ou presque. A vol d'oiseau, c'était donc cela !

 

 

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le petit port de plaisance de kerity, commune de Penmarc'h.

Photos l'irlandaise

 

et la plage de ploumenec :

100_2059.JPG 

 

 

penmarc'h, salle Cap Caval,

 Photo l'irlandaise

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:53

 

"Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être."

 

Richard bach , Jonathan Livingston le goeland

 

 

 

 

Jonathan Livingston le goéland est une histoire métaphorique écrite en 1970 par l'américain Richard Bach, ancien pilote de l’armée de l’air américaine.

 

l'histoire

 

Jonathan est un petit goéland pas comme les autres, il ne se contente pas de voler pour pêcher non, il aime voler pour voler, c'est sa passion. Il cherche toujours à améliorer ce qu'il sait faire, tandis que son entourage l'incite à se comporter comme tout goéland qui se respecte - et donc respecter les autres membres de son espèce : ne prendre les airs que pour se nourrir.

Jonathan doit poursuivre sa quête en solitaire ; un jour, il est chassé du clan. Il fera alors de nouvelles rencontres, risquera sa vie en parcourant le monde puis il reviendra auprès des siens prêcher le vol comme une manière de s'approprier le monde et d'y être ce que l'on veut et ce que l'on peut devenir, au delà de toute contingence...

 

Richard Bach, précurseur du développement personnel

 

Le message que Richard Bach a souhaité faire passer se résumerait en une phrase : Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être.

Mais cette histoire d'une centaine de pages, parue en 1970 sous le titre original de Jonathan Livingston Seagull, a eu une portée bien plus importante. Beaucoup de formateurs en developpement recommandent sa lecture.

Ce type de métaphore ne va pas sans trouver d'écho dans l'anticonformisme, ainsi dans le courant de pensée prônant la recherche d'identité individuelle. Mais ce qui apparaît de manière très nette est une forte exigence de perfectionnement que l'on retrouve dans le parcours philosophique de celui qui sort de la caverne, dans la célèbre allégorie du Livre VII de La république, de Platon.

 

Le livre a été adapté au cinéma avec la musique de Neil Diamond            

                     

 

 

Pourquoi j'aime Jonathan

 

j'ai vu le film tiré de l'histoire de R.Bach quand j'avais 24 ans. Je venais de terminer mes études et les chemins de ma vie professionnelle me semblaient sinueux et étriqués. Alors, en voyant ce film, puis en lisant le livre, je me suis dit que, peut-être, je pourrais faire de mon écriture une plume légère au milieu de la tempête...Tout comme Jonathan s'entrainait au vol,  je m'entrainerai  à écrire, sans autre obsession que de m'améliorer...

 

L'an dernier, quand mon roman a été publié, j'ai repensé  à Jonathan - entre temps, des années s'étaient écoulées et je l'avais presque oublié ce bel oiseau...Mais il m'est revenu  en mémoire, parce que  Noir dessein en verte erinn - thriller a été publié en Bretagne et imprimé  à Brest avec, devant, l'Amérique, l'Irlande : mes patries d'adoption au delà des rivages et au milieu, la patrie de tous les oiseaux : le ciel et l'océan...puis j'ai de nouveau oublié Jonathan.

 

Et ce midi, Jonathan m'a appelé au téléphone, il était masqué mais cela n'aurait su me tromper: Je l'ai tout de suite reconnu, sous le masque.

 

Il m'a dit qu'il avait pensé à moi durant tout ce temps.

 

 

 

 

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