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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 11:18

 ( voir en complément  le sujet avec le lien ci-joint : L'Irlande au cinéma : Michael Collins  )


 L'Irlande pendant la seconde guerre mondiale :

Mortellement fâchée avec la Couronne britannique depuis la partition de décembre 1921, quand éclate la seconde guerre mondiale, l'Irlande se retrouve alors dans une position inconfortable. Pour le gouvernement irlandais, il est délicat de se ranger dans le camps de l'Axe ( Allemagne, Italie, Japon ) au risque de subir des représailles britanniques voire une nouvelle occupation militaire... De même qu'il lui est complètement impossible de se ranger formellement aux côtés du Royaume-Uni, au risque - sinon - de voir se déclencher sur le sol irlandais de nouveaux troubles.

 En 1939, l'Irlande  (qui ne sera totalement indépendante qu'en 1949 )  est le seul dominion de l'Empire britannique qui se déclare neutre dans le conflit. L'Irlande reste neutre durant toute la Seconde Guerre mondiale, interdisant même  à l'Angleterre, dès 1941, l'usage militaire de ses ports et aéroports situés dans l'Eire - donc l'Irlande du sud ( N.B : l'Ulster ou Irlande du nord faisant partie à part entière du  Royaume-Uni, les troupes anglaises y prennent position).

eire.jpg
Marquage au sol toujours visible de nos jours, dans le Donegal qui était destiné à avertir les bombardiers de toutes nationalités que l'Irlande ( Eire ), neutre, ne devait donc pas être bombardée.


 De plus, pendant toute la seconde guerre mondiale, l'Ambassadeur de l'Allemagne  continue à occuper son poste à Dublin. 
(   le chef de gouvernement, puis président de Valera alla jusqu' à présenter en personne ses condoléances pour la mort d'Hitler  à l'ambassadeur d'Allemagne en poste  à Dublin, en 1945, voici la source anglaise qui décrit cette rencontre : http://www.independent.ie/national-news/hyde-and-de-valera-offered-condolences-on-hitlers-death-228426.html ) .


Eamon De Valera ( 1882-1975), chef de gouvernement , puis président de l'Irlande de 1937 à 1973.

 Cette neutralité de 4 années favorise la création de réseaux d'espionnage des 2 camps, en Irlande. Dès 1940, la Wehrmacht et les services secrets allemands (l'Abwehr) nourrissent le projet de  relancer la guerre irlandaise contre le Royaume-Uni, nouant alors des contacts étroits avec certains activistes de l'IRA dans le but d'organiser des campagnes d'attentats contre les intérêts britanniques dans l'île (notamment en Irlande du nord).

De même, dès juillet 1940, des agents allemands de l'unité spéciale ''ès-sabotages'' « Brandebourg » (MM. Henry Obed, Herbert Tributh et Otto Dietergaertner) avaient été débarqué dans le port de Skibbereen (Comté de Cork) pour y entrer en contact avec des activistes de l'IRA et préparer avec eux un projet d'attentat contre le palais royal de Buckingham Palace et contre la famille royale britannique (« Opération Arthur »). Des renseignements collectés furent regoupées par l'attaché militaire (en fait officier SS) Henning Thompson de l'Ambassade d'Allemagne à Dublin afin de les transmettre à Berlin, via la valise diplomatique. Ces informations coutèrent  la vie à environ 800 personnes décédées lors des quatre semaines de bombardements allemands d'avril 1941 organisés contre des objectifs militaires et industriels situés à Belfast et Derry.

Bref : sur les sympathies pro-nazies ou pro-fascistes de certains groupuscules extrémistes et nationalistes irlandais, on pourrait donc longtemps épiloguer. Toutefois la majorité du peuple irlandais etait favorable  à la neutralité et au non interventionnisme. Mais une partie engagea dans le conflit à sa propre initiative, via les troupes anglaises basées en Ulster. 70 000 irlandais (du sud) participèrent donc au conflit aux côté des alliés. 

Enfin, conséquence non négligeable de la neutralité, l'entrée de la république d'Irlande aux Nations Unies fut, après guerre, " gelée" à la demande de l'URSS, pendant 10 ans. L'Irlande ne put rejoindre l'ONU qu'en 1955.
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- Sources :
 « Irlande » de Camille Bourniquel, ouvrage de format poche publié en 1955, aux Editions du Seuil, dans la collection « Petite planète » (n°5) (ouvrage de 195 pages ; ici : pages 73-74).
-Ireland and the 2 world war, politics , society and remembrance, tom garvin, ed Brian Girvin & Geoffrey Roberts.( Dublin, 2000)

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 22:08

"Les écrivains font des château en Espagne, les lecteurs y vivent, et les éditeurs touchent les loyers"


Alekseï Maksimovitch Pechkov
dit Maxime Gorki




Un bien joli chateau  en Irlande dont j'ai oublié le nom et le lieu...!


Photo Miss Hyde

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:29

Environ 1 million  et demi d'irlandais quittèrent leur pays dans la seconde moitié du 19ème siècle  pour l'espoir de conditions de vie meilleures aux Etats-Unis ou au Canada, mais souvent des caricatures anti-irlandaises les accueillaient, faisant de ces migrants des parias. Il existait un lobby anti-irlandais aux USA où ceux-ci etaient vus comme des " profiteurs" de la bienfaitrice amérique qui avait accepté de les accueillir alors qu'il mourrait de faim en Irlande.



 American gold :
On travaille pour
avoir de l'or en Amérique, on attend l'or en Irlande.

Sur cette caricature du journal "puck" datée du 24 Mai  1882, est évoqué l'une des critiques que les "américains" WASP ( blanc, anglo-saxon et protestant ) faisaient souvent  à l'encontre des immigrants irlandais supposés importer leur "pauvreté" aux USA et contribuer ainsi  à une baisse du niveau de vie générale aux Etats-Unis par la fuite des capitaux...

 Ici, on voit un irlandais paresseux de retour en Irlande pour nourrir sa famille nombreuse et misérable ( et passablement dégénérée, représentée par des visages simiesques ). Les migrants irlandais travaillent dans les mines d'or mais envoient cet or en Irlande, et l'Amérique n'en a pas le bénéfice. L'éditorial du journal ajoutait même qu'il etait regrettable d'accorder la citoyenneté aux immigrés irlandais puisque le fruit de leur travail s'en allait reconforter une famille nombreuse restée en Irlande. La boite dans l'angle droit indique " agitation and disturbance fund"

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 00:02

Bunratty Castle est l'un des plus parfaits exemples de château-fort irlandais, parfaitement conservé malgré un passé violent et une histoire plutôt sanglante. Sa situation stratégique sur la rivière Shannon en a fait le théâtre de nombreuses batailles, ce qui lui a valu d'être détruit puis reconstruit à 8 reprises !




Les châteaux de pierre (Stone castles) furent d'abord construits par les normands qui veillaient auparavant sur leur territoire du haut de leur château-motte ("motte & bailey"), donjon perché sur une colline artificielle entourée d'une palissade. Les chefs irlandais n'ont pas tardé à copier ce système de défense, en particulier au 15ème siècle où l'on compta plus de 80 forteresses (tower houses) dans les baronnies de Bunratty et Tulla.

 

Le château de Bunratty est un mélange de château normand et de château-fort gallois. Le corps du bâtiment, une tour rectangulaire de 3 étages, est flanqué de 4 tourelles ayant chacune 6 étages. Le château est meublé par l'une des plus belles collections de meubles médiévaux du pays, abritant ainsi une part essentielle du patrimoine celte.


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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 16:12

Le château de Dunguaire qui garde le fond de la baie de Galway appartenait au clan des O'Heynes, descendants des rois de Connaught. Il date de 1520 mais son nom évoque une époque plus lointaine encore : Guaire, roi de Galway au VIIème siècle, possédait son principal dùn (fort ) à cet endroit précis. Au XXème siècle, le château devint un lieu de rencontres littéraires, fréquenté par le cercle du poète William Butler Yeats ( 1865-1939).

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 18:24

Brian Boru surnommé Boroimhe (Brian Mac Cenneidigh), né en 941 dans le Thomond en Irlande et mort en 1014, à Clontarf, est un roi irlandais qui régna sur l’ensemble de l’île d'Irlande au début du XIe siècle. Vainqueur des Scandinaves en l'an 976, il conquit le Munster et le Leinster, et tenta une unification de l'Irlande.


Fichier:Brian boru scaled.jpg
Représentation anonyme de Brian Boru datant du XVIIe siècle

À partir de la fin du VIIIe siècle, les Vikings ont entrepris l’invasion de l’Irlande : premiers raids en 795, fondation de Dublin en 841 ; la ville est détruite par les irlandais en 902 et reconstruite par les Normands en 917.En 951, Brian Boru qui est agé que de dix ans, voit ses deux parents se faire tuer par les Vikings. En 976, ayant hérité de la souveraineté sur le royaume de Dal Cais, suite à l’assassinat de son frère, il bat le roi scandinave Ivar de Limerick. Il devient roi de Munster en 978. Deux ans plus tard, à la bataille de Glenn Máma, Brian Boru mate une révolte des Vikings de Dublin et des guerriers du Leinster. L’an 1000 voit la conquête et sac du royaume de Dublin. Après avoir battu les rois de Leinster et du Connaught,  Brian Boru en 1003, qui devient Ard rí Érenn d’Irlande. Le nouveau roi se rend à Armagh et fait un don important à l’église Saint-Patrick. On lui donne en retour le titre d’imperator Scottorum. Son règne voit la reconstruction de monastères et de bibliothèques, détruits par les Vikings.

Fichier:Rock of cashel.jpg
Comme tous les rois du Munster, il a occupé le Rock of Cashel (comté de Tipperary), résidence royale du IVe siècle au début du XIIe siècle.

Mais cette accalmie est brève. En 1014 a lieu la bataille de Clontarf : les Danois sont battus, mais un guerrier réussit à tuer Brian Boru, alors qu’il prie dans sa tente, le jour du Vendredi Saint. Son corps est inhumé à la cathédrale Saint-Patrick d'Armagh, dont il avait été le bienfaiteur.La menace viking est écartée, mais la mort du Ard rí Érenn ouvre une période d’instabilité.

 

La harpe de Brian Buru, exposée au Trinity college de Dublin.

 

On ne sait pas avec précision qui a conçu cette harpe. Sa relation avec le haut roi d’Irlande Brian Boru n’a pas de fondement historique. Il existe de multiples hypothèses autour des propriétaires successifs de cette harpe, mais aucune ne peut être assurée avant ces 2 ou 3 derniers siècles. La harpe a appartenu à Henry McMahon, du comté de Clare, et finalement aboutit chez le révérend William Conyngham, qui la présente au Trinity College de Dublin en 1760.

 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 22:01

Dans le comté de Dublin, il est possible de visiter les plus anciens moulins d'Irlande. Dès le 16ème siècle, en effet, l'Irlande, terre exposée aux vents et gorgée d'eau su tirer partie de ces 2 atouts pour construire de nonbreux "mills", en anglais "moulins" à vent  ou à eau. Aujourd'hui quasiment disparus, ils demeurèrent en activité jusqu'au début du 20ème siècle. Les 3 plus célébres moulins d'Irlande se situent  à une trentaine de kilomètres au Nord de Dublin, dans la petite ville côtière de Skerries et permettent d'apprécier toute la palette de couleurs de l'irlande.






 

2 aspects de Skerrie Mills.

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 22:50

Dans la mythologie celtique irlandaise, Tara est la capitale mythique de l’Irlande, située dans la cinquième province de Meath, au centre ; en irlandais, c'est « Teamhair na Rí », la colline des rois. Le récit Suidigud Tellach Temra (Fondation du domaine de Tara) expose la suprématie de la ville sur le reste de l’île.

Site :
Le site se situe à environ quarante kilomètres au nord de Dublin et son installation remonte au néolithique. Il se compose de 5 enclos circulaires sur un rayon de 2 km dont deux se nomment Rath Lugh (voir Lug) et Rath Maeve (voir Medb), ce qui atteste leur relation avec la mythologie. Il y a environ 40 monuments dont la construction s’étale du IVe millénaire av. J.-C. au Ve siècle après J.-C. Si certains monuments sont dans un état de conservation satisfaisant, d’autres ont été détruits par l’exploitation agricole du terrain et ne sont décelables que par la photographie aérienne. Il existe une description des lieux dans un texte datant du XIe siècle, les Dindshenchas (traduction usuelle : Histoires des forteresses) mais les commentaires relèvent plus du légendaire que de l’Histoire. La longue occupation de l’endroit explique la diversité architecturale et la vocation des constructions.



Le Rath of Synods appartient aux derniers siècles du Ier millénaire av. J.-C. et révèle de vastes constructions circulaires (de 15 à 30 mètres de diamètres) à poteaux dont la vocation est probablement destinée aux rites druidiques.

 

Mythologie :Les textes médiévaux relatifs à la tradition mythique de l’Irlande nous apprennent qu'elle est divisée en quatre provinces (ou quatre royaumes) : l’Ulster, le Connaught (Connachta), le Leinster (Laighin) et le Munster (Mumhain) auxquelles s’ajoute celle de Meath (Midhe) qui est constituée d’une partie des autres. Elle est située au centre et on y trouve la ville de Tara, résidence des « ard ri Érenn », les rois suprêmes, conseillés par les druides. Elle est le lieu de toutes les assemblées religieuses, politiques et judiciaires ainsi que de l’intronisation du roi qui est l’occasion du fameux « Festin de Tara ». À la période historique, la royauté sur Tara aurait été assumée par les rois du Leinster au IVe siècle et Ve siècle, puis par ceux d’Ulster, pour être finalement accaparée par la dynastie de Ui Néill au VIIe siècle et qui deviendra le Ard ri Érenn (le Haut roi d’Irlande). C’est à Tara qu’a lieu la confrontation entre saint Patrick et Loegaire, c’est aussi à cet endroit que se trouve le talisman de la Pierre de Fal (Lia Fáil - voir Morfessa), symbole de la Souveraineté.


Broche de Tara, VIIIème siècle

 

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 16:06

Les îles Skellig sont un archipel composé de deux petites îles inhabitées se trouvant à 16 km à l'ouest du Cap Bolus  au large de la péninsule d'Iveragh dans le comté de Kerry en Irlande. C'est un des lieux les plus à l'ouest de l'Europe avec les îles Blasket (10° 32' Ouest).La plus petite île est Little Skellig et la plus grande qui est aussi la plus éloignée du continent est Great Skellig dite aussi Skellig Michael.

Fichier:068Skelligs from Valencia.JPG

Les Îles Skellig, vues de l'île de Valentia : Little Skellig à gauche et Skellig Michael à droite.


Skellig Michael (Sceilig Mhichíl en irlandais) est est la plus grande des deux îles, culminant à 210 m au-dessus du niveau de la mer. Distante de 19 km de Portmagee, le principal port de départ pour la visite, elle est le siège d'un monastère fondé par saint Finian au 6e siècle et installé proche du point culminant de l'îlot. Ce serait, de fait, une des toutes premières communauté monastiques chrétiennes d'Europe occidentale.

Plus de 500 marches taillées dans la pierre par ces reclus mènent aux ruines de l'abbaye Saint Finian. Cette structure monastique, particulièrement retirée, comporte six cellules circulaires, deux oratoires, des croix, des tombes, le puits de Saint Brendan et une église de construction plus récente dédiée à Saint Michel. Les constructions sont dans le plus pur style celte (similaire à l'Oratoire de Gallarus dans la péninsule de Dingle notamment) faites de pierres sèches empilées sans mortier avec une pente vers l'extérieur et disposées là en cercles, ce qui leur donne un aspect de "ruches" (beehive hut) appelées Clochan en gaëlique. Leur technologie renvoie leur édification aux environs du IXe siècle.


Les " ruches" de Skellig Michael

photo MissHyde

Cependant, des doutes peuvent être émis sur leur date réelle de construction. Comment ces constructions en pierres sèches assemblées sans mortier et restant sans entretien dans un environnement plutôt hostile (notamment à cause des fortes tempêtes de l'Atlantique nord), ont-elles pu résister 1500 ans? Une hypothèse avance qu'elles auraient pu être construites (ou seulement re-construites) au XIXe siècle par les ouvriers qui ont construit les phares...

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 22:56

La croix celtique est une croix dans laquelle s'inscrit un anneau. Elle est le symbole caractéristique du christianisme irlandais, bien qu'elle puisse avoir des origines pré-chrétiennes. La croix, comme emblème, n’existe pas dans la civilisation celtique de l’Antiquité, tant dans les sources littéraires qu’archéologiques. Les branches de la croix dépassent toujours de l'anneau, et sur les représentations les plus détaillées, le cercle est en retrait par rapport à la croix.

Dans les régions celtes de Bretagne et d'Irlande, beaucoup de croix en pierre ont été érigées dès le début du VIIIe siècle. On en trouve en Cornouailles, au Pays de Galles, et bien sûr en Irlande. Les plus connues sont celles de Kells (comté de Meath) et celle de Monasterboice (comté de Louth). Certaines de ces croix portent des inscriptions en runes.

On trouve des symboles antiques de représentation proche (un cercle avec une croix à 4 branches inscrite dans ce cercle, c'est-à-dire que les branches s'arrêtent au cercle) ; ces symboles, appelés roues solaires, apparaissent dès le néolithique (6000 av. J.-C.).

Dans la symbolique chrétienne, la croix cerclée est une représentation du signaculum domini, c'est-à-dire les cinq plaies du Christ en croix. Par extension, c'est aussi une image du cœur qui est d'un symbolisme plus fort que celui du soleil ou du pôle car le cœur ne se contente pas de recevoir mais donne la vie dans un échange constant (les prières des hommes et les grâces de Dieu)

Fichier:Croix celtique de Monastersboice.jpg

Muiredach's High Cross (Monasterboice, Irlande)

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