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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 23:05

Thomas Moore ou Thomas More (né à Dublin le 28 mai 1779- mort à Sloperton le 25 février 1852) . Il voyage en Europe, notamment à Venise où Byron lui confie son journal. Entre 1820 et 1822, il est accueilli à Sèvres près de Paris par la famille de Martin de Villamil. En 1849, il tombe dans la démence sénile et meurt à Sloperton, le 25 février 1852.

L'un de ses poèmes les plus célèbres, la dernière rose de l'été,  hymne romantique à l'irlande rurale, fut ecrit en 1805 et mis en musique par John Stevenson  en 1807. Dans ce clip, il s'agit de l'interprétation du flutiste James Galway, avec un diaporama de quelques jolis lieux poétique de l'Irlande.


the last rose of summer

Left blooming alone;
All her lovely companions
Are faded and gone;
No flower of her kindred,
No rosebud is nigh,
To reflect back her blushes,
To give sigh for sigh.

I'll not leave thee, thou lone one!
To pine on the stem;
Since the lovely are sleeping,
Go, sleep thou with them.
Thus kindly I scatter,
Thy leaves o'er the bed,
Where thy mates of the garden
Lie scentless and dead.

So soon may I follow,
When friendships decay,
From Love's shining circle
The gems drop away.
When true hearts lie withered
And fond ones are flown,
Oh! who would inhabit,
This bleak world alone?

 

Photo1 032


photo l'irlandaise

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 15:01

"I am in a spot where I can neither be what I always am nor turn into what I could be*."

 

*"je suis dans une situation où je ne peux ni continuer d'être celle que j'ai toujours été, ni devenir celle que j'aurias pû être."

 

Claire Keegan, écrivain irlandaise

 

 

 

Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Bien qu’elle ait pour tout bagage les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les Kinsella, des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte, et il s’agit de la soulager jusqu’à l’arrivée du nouvel enfant. Au fil des jours, puis des mois, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier, où la végétation est étonnamment luxuriante, les bêtes grasses et les sources jaillissantes.

Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n’a connu que l’indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension. Elle apprend à jouir du temps et de l’espace, et s’épanouit dans l’affection de cette nouvelle famille qui semble ne pas avoir de secrets. Certains détails malgré tout l’intriguent : les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l’attitude de Mrs Kinsella lors de leurs rares sorties à la ville voisine…

 

 

 

 

 Claire Keegan est née en 1968 en Irlande. Elle a grandi dans une ferme du comté de Wicklow, qu’elle a quitté pour aller étudier à La Nouvelle Orléans et au Pays de Galle. Également diplômée de Trinity College à Dublin, elle vit aujourd’hui près de Sligo. Antarctica est le premier des deux recueils de nouvelles qu’elle a publiés à ce jour. Saluée comme une des voix importantes de la jeune génération des écrivains irlandais, elle est traduite en chinois, en japonais, en italien, en slovène, en allemand, en tchèque, en bulgare et en espagnol, et elle a remporté plusieurs prix importants. Dans nombre de ces pays, ainsi qu’aux Etats-Unis, elle a figuré longtemps sur les listes de meilleures ventes. Nuala O'Faolain, qui l'avait encouragée dès ses débuts, ne s'y était pas trompée.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 18:54

 The Rose Tree/ le Rosier

 

par W.B Yeats

 

"Oh que les mots sont frivoles"

dit Pearse*  à Connolly*,

"Peut-être un souffle de nos discussions politiques

a-t-il flétri notre rosier;

ou peut-être est-ce seulement levent qui  a traversé la mer salée"

 

 

100_2947.JPG

photo l'irlandaise

 

 

 

 

"Il a seulement besoin d'être arrosé"

A répondu Connolly,

"pour que sa verdure réaparaisse

Et s'étende partout;

Et pour que du bouton jaillisse la fleur

Qui sera l'orgueil du jardin."

 

"Mais d'où pourrions-nous tirer l'eau?",

Dit Pearse à Conolly,

"Quand tous les puits sont desséchés ?

Oh evidemment, bien évidemment,

il n'y a que notre sang rouge

Qui puisse faire s'épanouir le rosier"

 

 

The rose tree/Le Rosier

WB. Yeats

 

* Patrick ( Padraic) Pearse et James Connolly, sont deux héros de l'indurrection irlandaise de 1916 contre l'oppression britannique.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 20:13

 

 

Penser que pourraient, ces fragiles barques
S’engloutir sous les flots, sans un soupir
Voir s’approcher, la gorge à l’air
L’Homme, le plus beau, sans désir d’amour
perdre la vue, distraitement
la perdre sans jamais la retrouver
Et, visage tendu entre ciel et plage
me sentir dans l’oubli éternel de la mer

 

Poème d'Alfonsina Storni ( 1892 - 1938 )

 

 

 

barque irlandaise 

 

barque irlandaise sur le Lac Corrib

 

 

Alfonsina Storni Martignoni est une poètesse d'Argentine, née le 22 mai 1892 à Sala Capriasca en Suisse, et décédée le 25 octobre 1938 à playa de La Perla, Mar del Plata en Argentine. Fille d'un industriel-brasseur argentin, née à Lugano, Alfonsina Storni arrive avec ses parents à l'âge de 4 ans en Argentine. Elle devient comédienne et auteur à 24 ans elle publie un premier recueil "Ecrits pour ne pas mourir"...
Souvent définie comme féministe au pays du machisme, elle est à la fois institutrice pour enfants attardés, égérie des bibliothèques populaires du Partido Socialista de Buenos Aires, et journaliste sous le pseudonyme de Tao Lao. Dès 1920, elle côtoie Borges, Pirandello, Marinetti. Elle rencontre Federico García Lorca.La poésie de la dame brune se voile d'une douce et terrible noirceur, jusqu'à se laisser presque toute envahir par deux images incessantes : la mer et la mort, la mort et la mer, leitmotiv d'une inondation lente et inexorable des flots noirs, de "Frente al mar" [1919] à "Un cementerio que mira al mar" (1920), ou encore "Alta mar" (1934), et jusqu'au rêve prémonitoire "Moi au fond de la Mer".
C'est ainsi d'ailleurs que, atteinte d'un cancer en octobre 1938, Alfonsina Storni s'installe pour la dernière fois dans un hôtel de Mar del Plata et se suicide comme dans ses poèmes.

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 15:59

 ' An honest man's heart is nothing but his imagination'

'le coeur d'un honnête homme réside dans son imagination'


G.B Shaw (1856-1950) John Bull's other island


Fichier:George bernard shaw.jpg


Né à Dublin dans une petite famille de la noblesse protestante en 1856, George Bernard Shaw acquiert une culture littéraire et musicale étendue. À l'âge de vingt ans, il rejoint à Londres sa mère, séparée de son père alcoolique. La lecture de Karl Marx est pour lui une véritable révélation. À côté de son activité de militant politique, il devient critique d'art et de musique, puis critique dramatique et écrit de nombreux essais.

Après avoir tenté en vain de publier cinq romans, George Bernard Shaw s'intéresse à partir de 1892 au théâtre pour lequel il écrit plus de cinquante pièces. Il développe alors un style où sa verve humoristique, mieux mise en valeur, fait de lui un maître incontesté du théâtre anglophone. Dans ses premières pièces, très engagées mais peu jouées, George Bernard Shaw s'attaque aux abus sociaux. La pièce Le Héros et le Soldat, produite en 1894 aux Etats-Unis, marque le début de sa notoriété internationale.

Atteint de maladie et de surmenage, il réduit son activité politique. Ses succès et son mariage, la même année ( 1898), mettent fin à sa vie de bohème. Sans jamais cesser de s'intéresser à la politique et aux questions sociales, il se consacre désormais entièrement à ses œuvres, pièces à thèse, où il tourne en ridicule le conformisme social. Son talent et sa renommée sont récompensés par le prix nobel de littératurte en 1925. Il remporte en 1939 un Oscar pour le scénario adapté de sa pièce Pygmalion au cinéma, mais il n'aurait jamais beaucoup estimé cet honneur : on raconte que, chez lui, il se servait de la statuette pour bloquer les portes. Resté très actif tout au long de sa vie, il meurt des suites d'une chute à l'âge de 94 ans en 1950.

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 23:00

« Je suis pauvre, je n'ai plus que mes rêves. J'ai déroulé mes rêves sous tes pieds. Marche doucement, parce que tu marches sur mes rêves... »  ( le dictonnaire féérique )


  Statue de W.B Yeats  dana la ville de  Sligo...

Fils du peintre John Butler Yeats, William Butler Yeats, est un poète irlandais, né en 1865 à Sandymount (Dublin) et mort le 28 janvier 1939 à Roquebrune-Cap-Martin, en France. Yeats est l'un des instigateurs du renouveau de la littérature irlandaise et co-fondateur, avec Lady Gregory, de l'Abbey Theatre. Il reçu le prix Nobel de littérature en 1923.

Ses premières œuvres aspiraient à une richesse romantique, ce que retrace son recueil publié en 1893 Crépuscule celtique, en lien avec son implication dans le nationalisme irlandais, il évolua vers un style moderne sans concession. Yeats fut aussi un sénateur de l'État libre d'Irlande (Seanad Éireann).


 Benbulden, à Dreamclif, Donegal, près du cimetière où est enterré Yeats.

Les influences litteraires Yeats, sont multiples : D'abord imprégné de Maeterlinck son écriture, d'un nationalisme patriotique (Cathleen Ni Houlihan; 1902), tantôt fantaisiste (La Terre du Désir et du Coeur; 1894), tantôt dramatique, sa lutte de l'esprit et de la matière, l'oriente vers le symbolisme, qu'il exprimera à travers sa pièce Les Ombres sur la Mer (1894-1897). Tout en restant essentiellement nationaliste, sa thématique perd de son patriotisme laissant place à l'expressivité rituelle du théâtre dont Yeats avait toujours été convaincu, rituel qu'il trouve au Japon, dans le théâtre traditionnel Nô. C'est sous cette influence qu'il écrit le cycle de Curchulain.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 16:18

«Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.»

 Edna O'Brien, interview pour le journal Libération, 2001.

 

 

Quin abbey, comté de Clare, lieu de naissance de E.O'Brien.

 

 

 

Edna O'Brien, est une écrivain irlandaise née en 1932 dans le Comté de Clare et assez méconnue en France. Ce qui est bien dommage car sa qualité d'écriture et d'évocation de l'Irlande sont puissantes. Elle a d'ailleurs été mise longtemps  à l'index dans son propre pays pour ' insubordination'  à l'ordre établi, car ses romans évoquaient-trop?- le côté rigide de l'éducation catholique irlandaise et la culpabilisation des moeurs liée  à une pratique religieuse archaïque. . Dans les récits d'E.O' Brien l'Irlande apparait clairement comme le pays des interdits qui prédestinent  à une vie secrète et  à l'expiation.

 

 

 

"Crépuscule irlandais'  est le 20ème roman d'Edna O'Brien, il évoque brillamment l'aspect tumultueux  de l’amour maternel. Il faudra un long chemin à Eleanora pour comprendre la vraie nature de sa mère, Dilly, qui pour elle avait toujours représenté le poids de la morale et de la tradition.

 

Résumé :

Eleanora, a fui très jeune pour Londres l’étouffante campagne irlandaise. Elle y est désormais célèbre et détestée pour ses romans sulfureux. Quand enfin elle se rend au chevet de sa mère, Dilly, en Irlande, c’est en coup de vent : elle prétexte un rendez-vous, et part retrouver un amant. Dans sa précipitation, elle oublie son journal intime…Quand elle s’en aperçoit, sa panique est vaine : la vie affranchie et passionnée qu’elle y consigne a sans doute tendu à sa mère un troublant miroir où celle-ci a pu reconnaître l’ombre de ses désirs passés. Eleanora découvrira, trop tard, la dimension de l’amour que lui vouait sa mère...

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 22:29

Le chat et la lune

Le chat s'en allait ça et là,
La lune tournait comme une toupie,
Le plus proche parent de la lune,
Le chat rampant, leva les yeux.
rampe dans l'herbe
De flaque de lune en flaque de lune,
Et là-haut la lune sacrée
Commence une phase nouvelle.
 a-t-il conscience
Que ses prunelles changent sans cesse,
Qu'elles vont du cercle au croissant,
Pour aller du croissant au cercle ?
rampe dans l'herbe,
Solitaire, sage, important,
Levant vers la lune changeante
Ses yeux changeants.

William Butler Yeats


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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 10:53

L’île escamotable


Quand nous avons cru nous établir pour de bon
Entre ses collines bleues et ses rives sans sable
Où notre nuit désespérée s’épuisait en veille et en prières,

Quand nous eûmes rassemblé des bois flottés, fait un foyer
Et comme un firmament suspendu notre chaudron,
L’île se brisa sous nos pieds comme une vague.

La terre qui nous portait ne sembla s’affermir
Que lorsqu’in extremis nous l’avons embrassée.
Ce qui s’était passé là n’était je crois qu’une vision.

Seamus Heaney
 http://mapage.noos.fr/gerard.cartier/Divers/Divers.htm

voir l'image en taille réelle

Killary harbour
Photo Miss Hyde

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 21:48

Abraham Stoker, dit Bram Stoker (Dublin, 1847 - Londres, 1912) est un écrivain irlandais, auteur de nombreux romans et de nouvelles, qui a connu la célébrité grâce a son ouvrage intitulé Dracula. Son père était Abraham Stoker (1799-1876) et sa mère la féministe Charlotte Mathilda Blake Thornely (1818-1901). Bram était le troisième de leurs sept enfants. Enfant maladif jusqu'à l'âge de huit ans, il écoute lors de sa longue convalescence les légendes irlandaises surnaturelles racontées par sa mère. Ces récits le marqueront toute sa vie.

En 1863, il intègre le Trinity College de Dublin pour suivre les traces de son père : il obtient son diplôme en 1870. En 1867, il rencontre le monde du théâtre et écrit pour un journal. Ces articles signés, écrits en marge de sa profession de fonctionnaire, lui valent de fréquenter la société culturelle londonienne. En 1875, il publie son premier roman "The Chain". Il se lie d'amitié avec Henry Irving, un acteur influent. Cette amitié les mène au Lyceum Theatre de Londres, duquel Bram est nommé administrateur. Il prend alors sa place dans la société culturelle britannique.Les intellectuels irlandais , dont Oscar Wilde et Stoker, à cette époque, n'ont en effet d'autres ressources, pour vivre de leur art, que de quitter l'Irlande, alors occupée par les Britanniques.


Couverture originale de la 1ère édition de Dracula ( 1902 )


Bram Stoker, en créant le personnage littéraire de Dracula en 1902, suit la lignée des auteurs dits gothiques, tels que Mary Shelley. Toutefois son oeuvre s'inscrit dans un style néogothique, qui regroupe des oeuvres comme L'Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (1886) de R.L. Stevenson ou Le Portrait de Dorian Gray (1890) d'O. Wilde. Dracula est cependant le seul à respecter rigoureusement les codes du genre gothique et à s'en affranchir. Dracula est également marqué par le contexte historique de la fin de l'époque victorienne. Les meurtres des prostituées commis par Jack l'éventreur s'inscrivent également dans un climat de terreur et de tabous de la Grande-Bretagne de la fin du XIXe siècle. Ce contexte s'avère donc propice à la remise en question des codes établis par la littérature. En ce sens, Stoker peut être considéré comme un écrivain moderne.





Whalley Abbey, dans le Lancashire, est le lieu qui inspira Stoker, pour écrire Dracula, durant de son exil en Angleterre.
 

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