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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 00:25

«La beauté est vérité, la vérité beauté. C'est tout ce que vous savez sur terre. Et c'est tout ce qu'il faut savoir !»

 

John Keats, poèmes

 

                                                 ************

 

'bright star' est un Film de jane Campion ( australie ) sorti au cinéma en 2009.

 

Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids.John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre ", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...

 

 

On connaît la délicatesse du cinéma de Jane Campion qui nous avait enchanté en 1992 avec sa « Leçon de piano » qui voyait une femme révélée brutalement à sa sexualité par une sorte d’ermite joué par Harvey Keitel. Ici point de sexualité mais un romantisme exacerbé incarné par le jeune poète anglais maudit John Keats. Le film ne dit pas grand-chose du point de vue narratif puisque tout se concentre sur la relation platonique entre une jeune fille de bonne famille qui cherche à braver les entraves de la société anglaise du début du XIXème siècle pour pouvoir vivre sa passion pour un jeune poète certes brillant mais désargenté et surtout malade et condamné à brève échéance par la tuberculose.

Ils ne sont pas beaucoup à pouvoir réaliser de tels films où l’essentiel passe par les regards échangés et les atmosphères. L’esthétique magnifique qui fait quelque fois penser aux tableaux de Vermeer fait pour beaucoup dans la grâce qui entoure le jeu des acteurs. John Keats était un poète aux envolées lyriques désormais reconnu, Jane Campion avec son joli film lui rend le plus bel hommage.

 

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 17:17

"Les bons romans portent sur le combat entre le bien et le mal, et la traversée des apparences vers la réalité"

 

                                                                                                                         Iris Murdoch

 

Iris Murdoch a obtenu le Booker Prize en 1978 pour The Sea, the Sea

 

 

Iris Murdoch ( 1919-1999) est née à Dublin, Irlande. Son père, Wills John Hughes Murdoch, venait d’une famille presbytérienne d’éleveurs de moutons du County Down (près de Belfast), et sa mère, Irene Alice Richardson, qui avait eu une formation de chanteuse, était d’une famille protestante de Dublin. Durant la jeunesse d’Iris, ses parents déménagent à Londres où son père devient fonctionnaire. Iris étudie les classiques, l’histoire ancienne et la philosophie à Somerville College, Oxford, puis la philosophie à Newnham College, Cambridge, où elle a notamment comme professeur Ludwig Wittgenstein. En 1948, elle devient enseignante à St Anne's College, Oxford.

Elle écrit son premier roman, Under The Net, en 1954, après avoir publié plusieurs essais philosophiques et la première étude en anglais consacrée à Jean-Paul Sartre. A Oxford, en 1956, elle rencontre et épouse John Bayley, professeur de littérature anglaise et également romancier. Elle écrira encore 25 autres romans, ainsi que d’autres études et pièces de théâtre, jusqu’à 1995, où elle commence à subir les effets de la maladie d’Alzheimer. Elle meurt en 1999 âgée de 79 ans.



Romans
Murdoch a été fortement influencée par Platon, Freud et Sartre. Ses romans sont alternativement intenses et étranges, pleins d’humour noir et de retournements imprévisibles de l’intrigue, creusant sous la superficie civilisée de la classe sociale supérieure où ses personnages sont situés. Elle a fréquemment inclus des personnages « gays » non stéréotypés dans ses livres, notamment dans The Bell (1958) et A Fairly Honourable Defeat (1970). Elle a également décrit fréquemment un personnage masculin d’une puissance presque démoniaque, qui impose sa volonté aux autres personnages, et pour lequel elle est supposée avoir pris comme modèle son amant, l’écrivain Elias Canetti.

Bien qu’ayant écrit initialement de manière réaliste, Murdoch introduit parfois une certaine ambigüité dans son écriture à travers une utilisation parfois trompeuse du symbolisme, et en mêlant des éléments imaginaires aux scènes précisément décrites. The Unicorn (1963) peut être lu comme un « roman gothique » sophistiqué, ou comme un roman contenant des pièges gothiques, ou peut–être encore une parodie brillante de cette manière d’écrire. The Black Prince (James Tait Black Memorial Prize) (1973) est une remarquable étude de l’obsession érotique, le texte devenant plus complexe, et se prêtant à de multiples interprétations, lorsque des personnages secondaires viennent contredire le narrateur et le mystérieux ‘éditeur’ du livre dans une série de postfaces.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 23:01

"je suis né sur des rochers balayés par les tempêtes et je déteste la douceur mièvre des terres dorées par le soleil'

 

Liam O'Flaherty. ( Joseph Conrad, an appreciation, essay sur Joseph Conrad, 1926) 

 

 

Liam O’Flaherty est un écrivain irlandais né le en 1896 à Gort na gCapall, Inishmore  sur Les îles d'Aran   et décédé en 1984 à Dublin. Il a écrit plus de quarante romans, récits, nouvelles et pièces de théâtre.

 

 

Après des études classiques à l'University college de Dubllin et après avoir été séminariste à Blackrock, il renonce à la prêtrise et s’engage dans les Irish guards avec lesquelles il participe à la première guerre mondiale. Il est blessé en 1917.

Indépendantiste convaincu, il participe activement à la révolution irlandaise puis à la guerre civile dans les rangs des Républicains au point d’être obligé de s’exiler temporairement vers les Etats-Unis pui la France.

 O’Flaherty est un homme de contradictions, un cas unique parmi ses contemporains dans la littérature irlandaise : si sa langue maternelle est le gaélique, il écrit à la fois en gaélique et en anglais, et c'est cette dernière langue qui l’emporte dans son œuvre.

L'Irlande, sa terre, son combat pour l’indépendance sont au cœur de l’œuvre de O’Flaherty. Tous ses écrits tournent autour de ces thèmes.Souvent négligé par la critique littéraire anglo-saxonne, il était dans le même temps largement apprécié sur le continent européen. Son amour de la France et son admiration pour la littérature russe en font un véritable auteur européen.

 

 

 

 

 Bibliographie :

 

  • L’Âme noire (The Black Soul, 1924)
  • Monsieur Gilhooley (Mr Gilhooley, 1926)
  • L’Assassin (The Assassin, 1928)
  • La Maison de l’or (The House of Gold, 1929)
  • Le Réveil de la brute (The Return of The Brute, 1929)
  • Le Puritain (The Puritan, 1931)
  • L’Extase d’Angus (The Ecstasy of Angus, 1931)
  • Skerrett (Skerrett, 1932)
  • Le Martyr (The Martyr, 1933)
  • À mes ennemis ce poignard (Shame the Devil, 1934) (Autobiographie)

  (Famine, 1937)

  • L'Île de colère (Land, 1946)
  • Insurrection (Insurrection, 1950)
  • Les Amants (The Pedlarl’s Revenge, 1976)

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 09:20

'Celui qui veut à toute force se rendre libre a beaucoup à souffrir et à se battre. Mais si un jour il arrive à jeter bas les murs de son cachot, puis à déboucher en pleine lumière, il lui est donné d'accéder à une certaine connaissance, et en lui, la peur, la haine de soi, l'angoisse et la culpabilité cèdent la place à une paix, une force, une foi en la vie qui feront que son cercle ira toujours grandissant'.

 

(Dans la lumière des saisons, p.44, P.O.L, 1991)

 

 

 

 

J'ai assisté en Mars 2009 à un café litteraire qui accueillait l'écrivain Charles Juliet auteur de l'année de l'Eveil ( l'histoire - autobiographique -  d'un enfant de troupe, très pauvre. Le livre avait été porté au cinema en 1989, mais l'oeuvre de Juliet l'écrivain s'étend jusqu' à nos jours - il est né en 1934 ). Né pauvre,quasiment orphelin ( il fut abandonné par sa mère), Charles Juliet est éduqué dans un pensionnat militaire et se destine  à devenir médecin des armées, avant de tout abandonner  à l'âge de 21 ans pour se consacrer uniquement  à l'écriture. Il sera publié...40 ans plus tard.

Un grand moment de plénitude en écoutant cet homme discret, pétri d'humilité.. Sa définition d'un artiste : l'association de l'ethique et de l'esthétique au service de l'elévation morale.

Il sourit quand on le qualifie de "naïf" et admet humblement que cela ne le gêne nullement.

Un écrivain à découvrir.Poète essayiste et romancier, volontiers philosophe. Pour ceux qui ne le connaissent pas...voir  les livres ci dessous. J'ai surligné les plus importants( à mon avis).
A noter, entre autres, ses longues discussions avec Samuel Beckett, écrivain  dont j'ai parlé ici Samuel Beckett, l'Irlandais en exil  . Les  rencontres que Charles juliet a faites avec Beckett avant sa mort ont donné naissance  à ce livre passionnant   sur le thème du maître et de l'apprenti. Avec Juliet dans le rôle de celui qui apprend....

 

 

 

 

Bibliographie

 

Fragments, 1972
Accords, Éditions L'Échoppe, 1987.
Entretien avec Pierre Soulages, Éditions L'Échoppe, 1987.
L'Année de l'éveil, POL, 1989
Affûts, POL, 1990.
Dans la lumière des saisons, POL, 1991.

Bribes pour un double, Éditions Arfuyen, 1992.
Ce pays du silence, POL, 1992.
Jean Reverzy, Éditions L'Échoppe, 1992.
L'Inattendu, POL, 1992.
Carnets de Saorge, POL, 1994.
Cette flamme claire, éditions Æncrages & Co, 1994
Entretien avec Raoul Ubac, Éditions L'Échoppe, 1994, 76 p. (ISBN 2-84068-035-1).
Accueils - Journal 4 (1982-1988), POL, 1994.
Giacometti, POL, 1995.
Failles, Éditions Jacques Brémond, 1995.
Lambeaux, POL, 1995 (œuvre autobiographique).
À voix basse, POL, 1997.
Lueur après labour - Journal 3 (1968-1981), POL, 1997.
Traversée de nuit - Journal 2 (1965-1968), POL, 1997.
Fouilles, POL, 1998.
première édition : Fata Morgana, 1980
L'Autre Chemin, Éditions Arfuyen, 1998.
Rencontres avec Bram van Velde, POL, 1998.
première édition : Fata morgana, 1978
Écarte la nuit, POL, 1999.
Lire un bon livre, éditions Æncrages & Co, 1999
Rencontres avec Samuel Beckett, POL, 1999.
Chez François Dilasser, Éditions L'Échoppe, [1999.
Attente en automne, POL, 1999.
Un lourd destin, POL, 2000.
Ténèbres en terre froide - Journal 1 (1957-1964), POL, 2000.
L'Incessant, POL, 2002.
L'Autre Faim, POL, 2003.
Au pays du long nuage blanc, POL, 2005.
T.R.U.P.H.E.M.U.S, Jean-Pierre Huguet Éditeur, 2006.
L'Opulence de la nuit, POL, 2006.
D'une rive à l'autre, entretien avec Cypris Kophidès, Éd. Diabase, 2006.
Un jour, Éditions Cadratins, Bagnères de Bigorre, pointe sèche sur zinc de Jean-Louis Fauthoux, 2006.
Entretien avec Fabienne Verdier, Albin Michel, 2007.
Etty Hillesum, la fille qui ne savait pas prier, avec Dominique Sterckx et Claude Vigée, Arfuyen, 2007.
Ces mots qui nourrissent et qui apaisent, P.O.L., 2008.

Journal, tome VI, 1993-1996, février 2010

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 22:49

    "Les erreurs sont les portes de la découverte"      James Joyce                 



Né à Dublin en 1882, James Joyce fait ses études dans une école de Jésuites, puis au University College de Dublin où il étudie la philosophie et les langues.
 
Il voyage en France, puis s'installe avec son épouse en Italie où il enseigne l'anglais à l'école Berlitz de Trieste.De retour en Irlande en 1912, il essaie de faire publier son premier livre, Dubliners, qui le sera finalement en 1914.Les années suivantes sont fertiles, sinon pour le portefeuille de Joyce (qui ne survit guère que grâce aux sommes d'argent que collecte pour lui Ezra Pound), du moins pour son écriture; Exiles, une pièce, puis Portrait of the artist as a young man en 1916, qui lui établissent une réputation grandissante. Il commence également à travailler sur Ulysses qui sera publié pour la première fois à Paris en 1922. Joyce ne cesse de voyager avec sa famille. L'Allemagne, la Suisse, la France où il est établi en 1939 lorsqu'il fait paraître Finnegans Wake - qui sera sa dernière oeuvre éditée de son vivant.

 

la statue de Joyce,  centre ville de  Dublin.
 


Joyce, à travers ses différents livres, cherche le moyen de rendre, par une forme brisée, le déroulement de la pensée informelle: associations d'idées, appels de mémoire, juxtaposition du passé et du présent. C'est ainsi que, par le fil d'un monologue intérieur, le lecteur connaît le caractère, mais aussi l'histoire des personnages. "J'ai endormi le langage", déclare Joyce - ce qui a donné naissance à d'énormes contresens: on dit souvent de lui qu'il a installé l'informe dans la littérature, alors qu'il ne veut que rendre par l'écriture le brouillard du rêve. En ceci, il a ouvert la voie à Faulkner, Hemingway, Dos Passos, Beckett, ou encore Virginia Woolf.


  Une des nombreuses plaques commémoratives,  à Dublin, exprimant en mots et images l'histoire de l'oeuvre majeure de Joyce, Ulysses.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 18:52

 

Mon traître est fascinant et émouvant car Sorj Chalandon, son auteur, journaliste et  Prix Albert Londres en 1988, a vécu la même histoire que celle de son héros, Antoine. Son "traître" à lui s’appelait Denis Donaldson, républicain notoire qui a été abattu en 2006 dans un petit cottage du Donegal, sans que personne ne revendique l’acte ni ne soit poursuivi. Blessé d’avoir été trahi par un ami, Sorj Chalandon utilise la fiction pour essayer de comprendre ce qui peut entraîner une telle félonie.

 



Antoine aime l’Irlande, ses pulls blancs à torsades, son whiskey, sa musique et ses paysages féeriques. La Verte Erin est même devenue sa destination de vacances préférée. Sa vie bascule un jour de 1975, lorsqu’un ami lui conseille d’aller voir le Nord. Intrigué, Antoine se rend en coup de vent à Belfast. A Falls Road, quartier républicain pur et dur, il découvre une autre Irlande, très loin des décors de cartes postales. En ce temps là, Belfast, c’est la guerre civile, des quartiers insurgés, des attentats à la bombe. Malgré le fracas régnant dans les ghettos catholiques, Antoine tombe sous le charme du spleen de Belfast, des pubs enfumés, de la bière brune et des drames et des joies d’une lutte de libération nationale. Il se lie d’amitié avec un couple de nationalistes, à qui il rend visite deux à trois fois par année. Porté par un nouvel idéal, Antoine prend fait et cause pour la «terrible beauté» du combat de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) contre l’occupant anglais. Adopté par sa nouvelle «patrie», il se sent peu à
peu étranger dans le confort aseptisé de son pays d’origine.

«J’étais différent. J’étais quelqu’un en plus. J’avais un autre monde, une autre vie, d’autres espoirs. J’avais un goût de briques, un goût de guerre, un goût de tristesse et de colère aussi. J’ai quitté les musiques inutiles pour ne plus jouer que celles de mon nouveau pays
, affirme Antoine.

 

Trois ans après sa première visite à Belfast, il fait la connaissance d’un homme qui l’envoûte totalement. Le charismatique Tyrone Meehan, haut dignitaire de l’IRA et de son aile politique Sinn Fein, devient son 'deuxième père'. Le jeune Français trouve en Tyrone un mentor, un ami très cher. Durant vingt-cinq ans, il le suivra dans les joies et les peines d’un combat pour la liberté. Puis un jour, en plein processus de paix, Antoine apprend l’impensable par la radio. Tyrone Meehan est un traître, un mouchard qui travaillait pour l’ennemi depuis le début des années quatre-vingt. Pour de l’argent, il trahissait l’Irlande qu’il aimait tant, sa lutte, sa terre, ses parents, ses enfants, ses camarades, ses amis. Lui, le vétéran de tous les combats, le républicain modèle qui passa des années en prison à Long Kesh, qui lança des milliers des cocktails molotov contre les Saracen britanniques dans Falls Road, qui réconfortait les familles de prisonniers. Pour Antoine, c’est le coup de poignard. Le genre d’événement qui fait désespérer à jamais du genre humain. Et comme on ne trahit pas impunément sa communauté, Tyrone sera exécuté par deux inconnus, qui ne seront jamais inquiétés.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 22:14

Coole Park est une réserve naturelle de 1000 acres ( 4 kms carrés) située près de la ville de Gort dans le comté de galway en Irlande. L'un des arbres du vaste parc de Coole est célèbre pour porter sur son tronc gravé, les autographes des plus grands noms de la littérature : W.B Yeats, George bernard Shaw, Sean O'casey , autant d'artistes qui participèrent  à la renaissance de la litterature irlandaise ont ainsi laissé leur trace dans ce parc qui à leurs yeux symbolisait le renouveau de l'Irlande et de son esprit de liberté et de combativité. Enfin, un bel hommage lui a aussi été rendu par un poème de W.B Yeats qui s'intitule ' Wild Swans at Coole Park'.



 

 

  Les cygnes sauvages de Coole park, poème par W. B  Yeats

     Les arbres, les voici dans leur beauté d’automne,
     À travers bois les chemins sont secs,
     Sous le crépuscule d’octobre les eaux
     Reflètent un ciel tranquille ;
     Sur les hautes eaux, passant entre les pierres,
     Vont les cygnes, cinquante et neuf.
     
     Le dix-neuvième automne est descendu sur moi
     Depuis que je les ai comptés pour la première fois ;
     Je les vis, avant d’en avoir pu finir le compte,
     Qui s’élevaient soudain
     Et s’égayaient en tournoyant en grands cercles brisés
     Sur leurs ailes tumultueuses.


     
     
     J’ai contemplé ces créatures brillantes
     Et maintenant mon cœur est douloureux.
     Tout a changé depuis qu’au crépuscule
     Pour la première fois, sur ce rivage,
     À entendre le carillon de leurs ailes au-dessus de ma tête
     Je marchais d’une marche plus légère.
     
     Toujours sans se lasser, en couples d’amants,
     Ils rament dans les froids,
     Les complices courants, ou grimpent dans les airs ;
     Leurs cœurs n’ont pas vieilli ;
     Passions ou conquêtes, où qu’ils partent errer,
     Leur font toujours escorte.
     Mais maintenant ils glissent sur les eaux tranquilles,
     Mystérieux et pleins de beauté ;
     Parmi quels joncs feront-ils leur nid,
     Sur la rive de quel lac, de quel étang
     Raviront-ils d’autres yeux lorsque je m’éveillerai
     Et trouverai, un jour, qu’ils se sont envolés ?

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 21:01

waterville

" subtle voices in the wind
hear the truth they're telling
A world begins where the road ends
Watch me leave it all  behind"


Eddie Vedder, far Behind.

' voix subtiles dans le vent
écoute ce qu'elles te disent
Un monde commence là où se termine la route
regarde-moi, qui  laisse tout derrière"




waterville, Ring of Kerry.
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 16:35

'La lune répandait son éclat sur un parterre de nuages floconneux jusqu'aux confins du monde. Comment les humains font-ils pour oublier qu'ils tournoient dans l'espace?"


Nuala O faolain, in Best Love Rosie




Née dans une famille de neuf enfants, Nuala O'Faolain suit des études de Lettres à Dublin et Oxford où elle obtient un diplôme de littérature médiévale.



 Elle fait ses débuts à la télévision, puis devient journaliste et chroniqueuse à l'Irish Times. C'est son roman 'On s'est déjà vu quelque part' qui lance sa carrière en tant qu'écrivain. Cet écrit autobiographique ne devait être à l'origine qu'une simple préface à l'édition de ses chroniques dans l'Irish Times. Mais ce premier livre, par son succès et le phénomène d'identification qu'il a suscité auprès de toute une génération de femmes, a changé sa vie. Nuala O'Faolain poursuit donc sur sa lancée en signant des récits d'inspiration biographique ou autobiographique comme 'Chimères' en 2004, 'J' y suis presque' en 2005 ou encore 'L' Histoire de Chicago May' en 2006, dans un style vif et pertinent qui séduit le public comme la critique. Nuala O'Faolain décède des suites d'un cancer à 68 ans, laissant derrière elle une oeuvre pleine d'interrogations sur 'ce que c'est d'être une femme et de vieillir tout en continuant à séduire'.

résumé de son plus célèbre roman : l'histoire de Chicago may



A peine entend-elle parler d'une jeune Irlandaise qui, en 1890, s'était enfuie de chez elle pour devenir une criminelle célèbre en Amérique sous le nom de Chicago May, que Nuala O'Faolain se lance sur ses traces. May elle-même avait publié, vers 1920, dans le genre convenu des mémoires de criminels, un récit de souvenirs sur sa vie. Partant de ce matériau anecdotique, Nuala O'Faolain mène une véritable enquête, plongeant dans les documents d'époque sur les milieux du crime au tournant du XXe siècle, visitant les lieux où avait vécu May, et tentant de saisir les motivations de cette impénitente et énigmatique soeur d'Irlande, elle aussi exilée aux Etats-Unis. On sait que May avait une beauté magnétique, de profonds yeux bleus et une superbe chevelure rousse, capturant le coeur des hommes. La nuit où sa mère donne naissance à son cinquième enfant, et après avoir volé les économies de sa famille, elle quitte l'Irlande rurale pour embarquer dans une vie de scandales et de crimes.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 13:44

"Voyager c'est bien utile, ça suffit  à faire travailler l'imagination. Tout le reste n'est que déceptions et fatigues. Notre voyage  à nous est entièrement imaginaire, voilà sa force. Il va de la vie  à la mort. Hommes, bêtes, villes, choses, tout est imaginé. C'est un roman, rien qu'une histoire fictive. Et puis d'abord, tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.
C'est de l'autre côté de la vie".


Louis Ferdinand Céline
Voyage au bout de la nuit.

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Lough Derg, comté de shannon
photo l'Irlandaise

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  • : Blog destiné à la présentation du roman de l'auteur et à la culture celtique, irlandaise en particulier.
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  octobre2011

 

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