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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:33


 l'été s'est enfuit
le vent souffle fort et froid, le soleil est bas,
courte est sa course,
la mer déroule ses plus hautes vagues
Le froid a cueilli les ailes des oiseaux
saison de glace, voici mes nouvelles"

poème irlandais, IXème siècle
(traduction Miss Hyde)

voir l'image en taille réelle

 summer has gone
Wind high and cold, the sun low, short its course
The sea running high.
Cold has seized the birds' wings;
Season of ice, this is my news."

  
Irish poem, 9th Century

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:05

...Joli titre pour ce recueil de nouvelles publié par mon éditeur et écrit par Roger Faligot, journaliste , breton et correspondant de Libération en Irlande puis du Irish times en France.



Quels liens entre le vampire Dracula, la dynastie Guinness, le vol des bijoux de la Couronne ? Les petits Gavroches de Dublin, Le Mouchard de John Ford, l'échouage des fusils de l'IRA à Roscoff ? Entre le « petit tambour noir » de Belfast et les tueurs à gage de la Dame de fer ? Entre la grève de la faim de Bobby Sands, la « rumeur de Douarnenez » et le cercle celtique de la paix ? C'est tout simple : ces épisodes figurent parmi les mystères d'Irlande ! Trente histoires, articles et reportages, sélectionnés parmi ceux que Roger Faligot a publiés ces trente dernières années. Cela fait un compte rond. Le tout, revu et actualisé, constitue un puzzle surprenant et un survol de l'Irlande de 1907 à 2007. Un siècle d'histoires turbulentes, drolatiques ou tragiques, souriantes ou amères… Avec en filigrane le visage d'une Irlande éternelle, malgré le rugissement du « tigre celtique » : rousse à bonnet blanc, les yeux émeraude plongeant dans l'infini des flots.
10 euros,Editions Yoran Embanner, 2007  
 
...Lu et approuvé par Dylan, mon petit bibliothécaire adjoint.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 19:36


Gregory Delanty est un poète irlandais né à Cork, Irlande en 1958.
 
La poésie de Greg Delanty répond à une question identitaire posée par lui à travers la voix du poète Amergin : « Who are you ? ». La réponse se trouve dans le même vers : « Only by singing will you know ». Delanty s’installa aux Etats Unis en 1986, mais il reste profondément attaché à sa ville natale. Sa poésie trace l’évolution difficile de son rapport avec son lieu d’origine et avec l’Amérique, son lieu de vie. Dans les six recueils publiés à ce jour, Delanty tente de placer sa voix en jouant avec la langue et la forme poétique elle-même. Citoyen américain depuis 1994, il enseigne au St Michael's College, dans le  Vermont. L'essentiel de son oeuvre est consacré  à l'exil et à la quête de l'appartenance identitaire que "seul le chant permet de connaître".








Amergin
 
Sing of the birds’ sunrise cacophony,
discordant as any orchestra
tuning up before the day’s symphony.
Sing of the flocks of waves riding in,
delicately curved as a swan’s neck.
Sing of the sun’s descent in tongues of fire
upon the sea, communing with all and sundry.
Sing of the smell of the ocean, sweeter
than the scent of cut grass or girls ;
then sing of these, for nothing is lovelier.
Sing of the broken mirror of the sea
faithful to everything passing above.
Sing of the sun pulling its own shroud over
the mirror and how shearwaters pierce the dark.
Sing of all you behold from sunrise to sunrise,
how I’m within everything wherever you go.
Who am I ? Only by singing will you know.
 
Amergin
 
Chante à l’aurore la cacophonie des oiseaux,
discordante comme tout orchestre
s’accordant avant la symphonie du jour.
Chante la cavalcade des vagues attroupées,
aux courbes délicates, un cou de cygne.
Chante la descente du soleil en langues de feu
sur la mer, en communion avec le monde.
Chante le parfum de l’océan, plus doux
que celui de l’herbe coupée ou des filles ;
chante tout ceci, car rien n’est plus beau.
Chante le miroir brisé de la mer
fidèle à tout ce qui passe au-dessus.
Chante le soleil qui tire son propre linceul par-dessus
le miroir et les eaux coupantes qui transpercent la nuit.
Chante tout ce que tu vois de l’aurore à l’aurore,
et ma présence au sein de tout où que tu ailles.
Qui suis-je ? Il n’est que le chant pour que tu le saches.



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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 11:14

… Car le Phare, si proche du rivage parfois, en paraissait ce matin, dans cette brume légère, considérablement éloigné. On entendait les vagues se briser et clapoter contre le flanc du bateau comme s'il était à l'ancre dans le port. Tout sembla se rapprocher. Car la voile, que James avait fixée du regard au point qu'elle était devenue pour lui comme une vieille connaissance, se détendit complètement ; voici qu'ils s'immobilisaient, la voile faseyant mollement dans l'attente d'une brise, sous un soleil brûlant, à des milles du rivage, à des milles du Phare. Le monde entier semblait s'être arrêté. Le Phare devint fixe, et la ligne lointaine du rivage, immobile. Le soleil se fit plus brûlant, les distances entre eux parurent s'amenuiser, chacun devenant conscient de la présence des autres, qu'il avait presque oubliée.

Virginia Woolf, la promenade au phare



Le phare d'Inisheer est situé sur la côte sud d'Inisheer, une des Îles d'Aran en Irlande.
photo Miss Hyde

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 15:50

Dylan est un nom gallois composé des mots dy (grand) et llanw (mer ou océan). c'est aussi le prénom du poète Dylan Thomas qui incita Robert Zimmerman, fan de poésie autant que de musique,  à choisir pour nom d'artiste...Bob "Dylan".



Dylan Thomas ( 1914 - 1953) est un écrivain et poète gallois. largement considéré comme l’un des plus brillants poètes du XXe siècle de langue anglaise ; il fut aussi le leader de la littérature anglo-galloise. Son univers vif et fantastique était un rejet des conventions de son siècle. À l’inverse de ses contemporains qui tendaient vers des sujets politiques et sociaux, Thomas exprimait ses émotions avec passion et cela se ressent dans son style, à la fois intime et lyrique.

Dans sa biographie de 2004 : Chronicles Vol.1, Robert Zimmerman, dont le nom d'artiste est "bob Dylan" admet finalement ( après avoir nié dans une interview de 1965 )  que le nom du poète Dylan Thomas fut un critère pertinent dans le choix de son pseudonyme.



J'ai ardemment souhaité partir


J'ai ardemment souhaité partir
Loin des sifflements du monde usé
Et du cri incessant des vieilles terreurs,
Plus terribles à mesure que le jour
Passe la colline et plonge dans la mer profonde.
J'ai ardemment souhaité partir
Loin de la répétition des saluts
Car il y a des âmes dans l'air
Et des échos d'âme sur ma page
Et le tonnerre des appels et des notes.

J'ai ardemment souhaité partir mais j'ai peur.
Une vie, encore neuve, pourrait fuser
Hors du vieux mensonge en feu sur le sol
Et, crépitant dans l'air, me laisser à demi aveugle.
Et dans la vieille peur de la nuit,
Le couvre-chef que l'on ôte,
Les lèvres pincées devant le récepteur,
Je ne tomberai pas sous la plume de la mort.
Peu importe si je meurs de tout ceci qui est
À moitié convention et à moitié mensonge.

(Dylan Thomas)


 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 16:43

" L'amour passe comme un orage, puis la vie se calme, comme le ciel et recommence ainsi qu'avant. Se souvient-on d'un nuage ?"

( Maupassant )


voir l'image en taille réelle

Le ciel, hier soir.

Photo Miss Hyde
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 23:40

"Il est indispensable de ne pas manquer d'être attentif, parce que, comme l'a dit Boris Pasternak, lorsqu'un grand moment de votre vie frappe  à votre porte, il est parfois  à peine plus perceptible que le battement de votre propre coeur, et par conséquent, on peut très facilement le manquer".

(john O' Donoghue, "spiritual wisdom from the celtic world")


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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 21:56

Du pays du non-dit


"Nous sommes un peuple dispersé dont l’histoire
est le sentiment d’une obscure fidélité.
Quand et pourquoi débuta notre exil
au milieu d’hommes en proie aux mots, nous ne savons pas,
mais la solidarité nous submerge
écoutant ses légendes d’enfants découverts
dans des barques, flottant vers leur destinée,
ou de cercueils royaux halés et emportés
sur l’épaule d’un fleuve ou la route des mers
"

                                                     ( Seamus Heaney )
                         ___________________________________


Discover more about Seamus Heaney : Irish Poet, Critic, Playwright and Nobel Prize Winner : find out about the area in which grew up and the unique area of Northern Ireland that he writes about

Né dans le comté de Derry en 1939, aîné des neuf enfants d’une famille de fermiers catholiques, Seamus Heaney fait ses études à Belfast où il devient professeur. Installé à Dublin à partir de 1972, il alterne la profession d’enseignant avec celle d’écrivain. Depuis 1982, il partage son temps entre la République d’Irlande, les Etats-Unis (où il est professeur à Harvard) et l’Angleterre (où il est titulaire d’une chaire de poésie à Oxford depuis 1989). Ses poèmes, inspirés par les racines, l’enfance, la nature, l’amour, la violence, lui ont valu de nombreux prix littéraires, dont le
Prix Nobel de littérature en 1995.





Elevé dans le milieu rural du nord de l’Irlande, il poursuit ses études à l’université de Belfast. Ce clivage entre racines gaéliques et culture britannique marquera profondément son œuvre. En 1982, il refusera de voir son nom apparaître dans le Penguin Book of Contemporary British Poetry en écrivant : « Même si mon passeport est vert, personne chez nous n’a jamais levé un verre, en l’honneur de la reine ». Son poème Requiem for the Croppies publié en 1966 est le rappel d'une Irlande unie – ou réunifiée. Il y donne la parole aux rebelles de la Society of United Irishmen de 1798 qui, prenant modèle sur la révolution américaine et s'appuyant sur les révolutionnaires français, tentèrent de mettre en place une république d’Irlande unie. En vain.

bibliographie

  • Death of a Naturalist, 1966 - Mort d'un naturaliste
  • Door into the Dark, 1969 - Porte vers le noir
  • Wintering Out, 1972 - Endurer l'hiver
  • North, 1975 - Nord
  • Field Work, 1979 - Fouille
  • Selected Poems 1965-1975, 1980
  • Sweeney Astray. A Version from the Irish, 1983 (inspiré d'un poème médiéval irlandais) - Les Errances de Sweeney
  • Station Island, 1984 - Île de pèlerinage
  • The Haw Lantern, 1987 - (La Lanterne de l'aubépine, Le Temps des Cerises 1996)
  • New Selected Poems, 1966-1987, 1990
  • Seeing Things, 1991
  • Sweeney’s Flight, 1992
  • The Spirit Level, 1996 (L'étrange et le connu : poèmes, trad. Patrick Hersant, Gallimard coll. Du monde entier 2005)
  • Electric Light, 2001
  • District and Circle, 2000
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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 15:02

"Ecris ce que tu as sur le coeur. Ecrire peut servir  à exorciser la peur et la haine; ça peut-être aussi un moyen de surmonter les préjugés et la douleur. Au moins, si tu sais écrire, tu as une chance de t'exprimer, tu peux offrir tes pensées au monde, et même si personne ne les lit ou ne les comprend,  elles ne sont plus piégées au fond de toi. Si tu les gardes en toi, un jour tu risques d'exploser".

Seul le silence ( A quiet belief in angels ), T.J Ellory
voir l'image en taille réelle

 Parc d'Adare Manor, près de Shannon, Co Limerick.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 22:08

«
 Je suis pauvre, je n'ai plus que mes rêves. J'ai déroulé mes rêves sous tes pieds. Marche doucement, parce que tu marches sur mes rêves...
 »

W.B Yeats





Ardara, Co Donegal,  ou la verte erinn sous la pluie
photo Miss Hyde
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  • : Blog destiné à la présentation du roman de l'auteur et à la culture celtique, irlandaise en particulier.
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