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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 10:07

Liberté, liberté chérie, de Marcel Lourel

« c’est dans un espace restreint que je naquis. Vide de tout, extrait de la lumière des songes, je me vois enfin vivre de tous les maux. Allant, haletant de tout mon être, je vais et je viens dans un tourbillon ineffable. La vie ayant fait son œuvre, j’arrive à peine à m’en apercevoir ; Et pourtant. »

C’est avec ces mots, et ses maux, que le personnage imaginé par Marcel Lourel dans son roman de « politique –fiction » évolue au cœur d’un monde si loin et pourtant si proche du nôtre. 2043 : dans un Etat despotique, la pensée unique et le conformisme règnent en maître. Au sein de cette république barbare, un lieutenant de police du SRPJ de Lille décide de vivre une passion homosexuelle strictement réprimée par l’Etat français devenu République barbare. Ce choix le transformera à jamais et le rendra à une liberté nouvelle et inédite qui bouleverse sa vie et ses valeurs.

Marcel Lourel, l’auteur, universitaire engagé politiquement, signe ici un pamphlet aux allures de brûlot, dressant le constat sévère du malaise social actuel de la France où, de diktat des réseaux sociaux à l’hégémonie des médias, tout contribue, selon lui, à nous conduire à notre perte.

Les 25 chants qui s’élèvent de ces pages, écrits dans un style coup de poing, moderne et brutal nous rappellent, s’il en était besoin, que la liberté est une courte laisse et que si nous n’y prenons garde, elle nous mènera à l’enfermement et à l’oubli même des fondements de la démocratie.

On pense à 1984, de George Orwell, et aux univers liberticide souvent décrié dans les livres de Phlip K. Dick mais c'est ici la langue d'un Céline qui aurait croisé Gainsbourg que s'exprime ici le héros de ce livre peu ordinaire qui n'est pas seulement le récit d'une révolte mais l'enseignement de ce que l'esprit de rébellion peut et doit nous apprendre : ne jamais baisser les yeux face aux dictatures qui, tel un virus, cherchent à prendre le pouvoir dans nos esprits et nos corps.

Publié au éditions Ex Aequo, collection Hors ligne, en 2015.

  • Auteur : LOUREL, MARCEL
  • Collection : BLANCHE
  • Éditeur : EX AEQUO
  • ISBN : 9782359627305
  • Date de parution : 07/05/15
Liberté, liberté chérie de Marcel Lourel
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 11:14

 

 

  "Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être."  (R.Bach)

 

 

connemara ireland winter ocean

 

Connemra sunset, Ireland.

"Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être."  (R.Bach)

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:42

"C'est bien de l'amour que nous voulions parler, hein ? Eh bien, qu'est-ce que l'amour ? De nos jours, il est rare que l'on aille jusqu'à mourir pour l'être aimé. Ce serait ce qu'il y a de plus beau, il est vrai. (...) Je ne parle pas de l'amour à deux, des baisers, des nuits passées ensemble et du mariage; je parle de l'amour qui est devenu l'unique sentiment d'une existence. Cet amour-là demeure solitaire, même si, comme on dit, il s'agit d'un amour "partagé". Il consiste dans le fait que la volonté et toutes les capacités d'un être se trouvent passionnément tendues vers un but unique et que tout sacrifice se transforme en volupté. Cette sorte d'amour ne sera pas heureux, il va vous brûler, vous faire souffrir, vous détruire, il est semblable à une flamme qui ne veut pas mourir avant d'avoir consumé tout ce qu'il lui est possible d'atteindre."

 

Herman Hesse

 

irish unicorn by snofte-d2z25yi

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:39

le Comté de Cork, au Sud Ouest de l'Irlande  a toujours été réputé pour son indiscipline  à l'égard de l'Angleterre. L'une des rebéllions les plus marquantes, et les plus anciennes en Irlande, fut celle de Bantry Bay et de la ville de Bantry.

 

C'est aussi une des raisons pour lesquelles j'ai placé l'intrigue de mon roman dans la région de Cork et nulle part ailleurs en Irlande: Ce comté est un lieu pour les rebelles. Il le prouvera lors du soulèvement de 1916, devenant le lieu de replis des activistes menés par un certain...Michael Collins. Voir aussi l'article : Cork, la rebelle

 

Fichier:Iarthair Chorcaí 044.jpg

Ancre d'un navire de la flotte française de 1796 découvert au nord est de Whiddy Island, près de

 Bantry, en 1981.

 

 En 1796, une flotte française est envoyée pour soutenir le soulèvement irlandais, et Theobald Wolfe Tone alors en exil en France, faisait parti de l'expédition. Wolfe Tone protestant, Dublinois est considéré comme l'un des  initiateurs du nationalisme. La flotte française, composée de 43 navires transportant 15 000 hommes, était divisée en petits groupes afin d'éviter l'interception par la Royal Navy, et devait se reformer dans la baie de Bantry. Le gros de la flotte y parvint sans encombre, mais plusieurs navires furent retardés, dont le fleuron de la marine française, le Fraternité, transportant le général Hoche. Entretemps, un mauvais temps se leva; en l'absence de commandement et face à la menace d'être pris au piège dans cette baie, la flotte fit demi-tour en direction de la France. Theobald Wolfe Tone écrivit dans son journal« Nous étions assez près pour pouvoir jeter un biscuit à terre. »Cet échec marqua l'histoire de l'île, et une place de Bantry porte aujourd'hui le nom de Wolfe Tone, en mémoire de cet épisode symbolique.

 

Statue de Theobald Wolfe Tone,  à Dublin

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:48

"Je me tiens debout sous la verrière aux croisillons de fer
forgé et la lumière venue des rives de la Lagan, entre
comme une vague par la fenêtre de ma chambre. Un jour
prochain la guerre prendra fin et ce pays sera apaisé.
Libre, il le sera peut-être un jour, mais pour l’instant ce
pays est comme moi : emprisonné dans la lumière par une
grille qui refuse de céder."

Laurence Fontaine, larmes rouges sur Belfast, roman, 2011, Ed Yoran Embanner.

 

100 3083

 


26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:02

"Celui qui veut à toute force se rendre libre a beaucoup à souffrir et à se battre. Mais si un jour il arrive à jeter bas les murs de son cachot, puis à déboucher en pleine lumière, il lui est donné d'accéder à une certaine connaissance, et en lui, la peur, la haine de soi, l'angoisse et la culpabilité cèdent la place à une paix, une force, une foi en la vie qui feront que son cercle ira toujours grandissant."

                                                                                      Charles Juliet, dans la lumière des saisons.

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 22:29

"Avant, avant que dans nos mains ne soient tracées, ces lignes comme les nervures d'une feuille, où la fortune des héros vient se poser. Les lumières, les chimères, corps à corps avec son destin. Il n'y a qu'à se pencher pour tout amasser, sachant que l'on peut toujours passer à côté.
Es-tu maître de ton destin ?"

 

Etienne Daho.

 

halloween2

 

Autumn leaves in St Stephen Green, Dublin.

Photo l'Irlandaise

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:28

"Tout esprit profond avance masqué"

 

F. Nietzsche

 

 

Halloween ou.....Samain ?  Dans la mythologie celtique irlandaise , Samain (le mot s'écrit Samhain en Irlande, Samhuinn en Ecosse et Sauin sur l'île de Man), est la fête religieuse  qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique (pour les Celtes , l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition - le passage d’une année à l'autre - et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, de par sa définition, elle est propice aux évènements magiques et mythiques. Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu’on la retrouve en Gaule  sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de Samonios (approximativement le mois de novembre), sur le Calendrier de Coligny.

 

 

 

Le nom de Samain signifie « réunion », c’est une fête obligatoire de toute la societé celtiquequi donne lieu à des rites druidiques , des assemblées, des beuveries et des banquets rituels ; son caractère religieux la place sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi, toute absence est punie de mort.  les trois classes de la société (sacerdotale, guerrière et artisanale) sont associées aux cérémonies. Cette assemblée religieuse et sociale a progressivement disparu avec la christianisation, mais reste attesté jusqu'au XIIème siècle dans la littérature médiévale irlandaise.

La notion de passage se retrouve aussi à ce moment, entre le monde des humains et l’Autre Monde résidence des dieux (le Sidh). On a relaté l’aventure de héros, ou d’hommes exceptionnels, qui se rendent dans le Sidh (généralement à l’invitation d’une Bandidh - ou Banshee en irlandais), et y passent quelques agréables heures. Le temps des dieux n’étant pas le même, leur séjour est, en fait, de plusieurs siècles et, quand ils reviennent chez eux, ils ne peuvent vivre puisqu’ils sont morts depuis longtemps.

 

Pour compléter cet article, voici un  lien en provenance du blog 'les buzz culturels', qui est celui d'un irlandais vivant au Québec. Les fêtes celtiques et leurs liens avec le rythme de la nature expliqué en détails. C'est ici, l'article est vraiment très complet :

  http://lesbuzzculturels.over-blog.com/article-cycle-des-saisons-62437668.html

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 18:49

Maud Gonne (1866-1953) est une comédienne, qui passa sa vie entre le théâtre, et la lutte pour la cause nationaliste irlandaise.

Maud GonneMaud Gonne nait le 21 décembre 1866 à Aldershot, en Angleterre. A l’âge de 6 ans, elle perd sa mère prématurément, et est alors envoyée à Paris, pour être élevée au sein d’un pensionnat pour jeune-fille. Maud Gonne mène donc son enfance à Paris jusqu’en 1882, puis retourne à Dublin auprès de son père. Ce n’est qu’à l’âge de 20 ans qu’elle décide de retourner en France, et qu’elle fait la connaissance de Lucien Millevoye, un journaliste français possédant des opinions politiques radicales.

Cette rencontre est décisive pour elle : Maud tombe amoureuse, et découvre la politique. Elle commence à s’entourer d’artistes, dont le poète W.B Yeats ( voir l'article L'Irlande romantique de W.B Yeats , sur ce blog) qui tombe d’ailleurs amoureux d’elle.

Entre temps, le père de Maud Gonne décède de la fièvre typhoïde, et lui lègue plus de 20 000 livres sterlings. Elle décide alors d’utiliser une partie de la somme pour s’installer en Irlande, dans le comté de Donegal , en 1890. Scandalisée par la politique d’expulsion des familles irlandaises en difficulté, Gonne se lance dans la lutte pour les classes défavorisées. Elle tente alors de sensibiliser l’opinion par la rédaction d’articles dans la presse, et s’emploie à trouver des fonds pour la construction de refuges.

Maud GonneSes actions dérangent alors le gouvernement, et Gonne, menacée d’arrestation, quitte l’Irlande pour la France. C’est à Paris qu’elle donne naissance à son premier enfant, Georges, fils de Lucien Millevoye. Au cours de son séjour, elle crée le journal « L’Irlande Libre », un mensuel militant pour la cause nationaliste irlandaise. Elle rompt par la suite avec Millevoye, et retourne en Irlande.

En 1891, le fils de Gonne décède des suites d’une méningite. Fort attristée, elle trouve le réconfort auprès de W.B Yeats, qui, toujours amoureux, s’emploie à lui faire oublier cette perte tragique. Pour se réconforter, Gonne utilise du chloroforme, tandis que Yeats lui fait découvrir l’occultisme. Tout deux forment alors un couple, qui donne naissance à une fille nommée Iseut. Le couple séjourne entre l’Irlande et Paris, où ils s’adonnent à de multiples activités de sensibilisation à la cause irlandaise.

Elle fait également la connaissance de James Connelly  avec qui elle rédige une analyse portant sur la pauvreté, la famine, ainsi que le droit à la propriété. Elle fonde également la même année un groupe féministe : les « Inghinidhe na hÉireann » (les femmes d’Erin). Cette association a plusieurs objectifs : elle milite en faveur des femmes, des pauvres, ainsi que pour la cause nationaliste. Elle fonde d’ailleurs quelques mois plus tard avec Yeats et Laddy Gregory, « l'abbey thatre», un théâtre dédié au mouvement littéraire « Irish Literary Revival ». Gonne y joue d’ailleurs quelques pièces écrites par Yeats.

Maud GonneContre toute attente, c’est en 1903 que Gonne rompt avec Yeats pour se marier avec John McBride, un militaire de l’Irish Brigade. Bien que leur mariage se solde rapidement par un divorce, Gonne accouche de Seán McBride, qui sera une fois adulte, le co-fondateur d’Amnesty International. Devant cet échec, Gonne retourne en Irlande, et poursuit sa lutte auprès  de la Comtesse Constance Markievicz .La Première Guerre Mondiale éclate : Gonne milite alors contre la circonscription des Irlandais dans l’armée britannique. Le 5 mai 1916, elle apprend l’exécution de son ex-mari, John McBride, suite à sa participation à l'insurrection de Paques. Le combat contre la circonscription lui vaut alors une arrestation : Gonne est emprisonnée 6 mois dans une prison de Londres. Dès sa sortie, elle crée avec Charlotte Despard une association destinée à défendre les droits des prisonniers républicains.

En 1938, elle rédige ses mémoires, connues sous le nom de « A Servant of the Queen » (Une servante de la Reine »), puis décède bien des années plus tard, le 27 avril 1953. Elle est enterrée au cimetière de Glasnevin à Dublin. 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 00:34

"Depuis la mollesse d'une éponge mouillée jusqu'à la dureté d'une pierre ponce, il y a des nuances infinies. Voilà l'homme."

H. de Balzac, La peau de chagrin

 

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Blue Stack Mountains, Co Donegal.

Photo : L'irlandaise

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