êtes-vous un serial lecteur ?

Si vous êtes passionnés par l'esprit celte, le mystère et la musique, Le roman de l'auteur de ce blog peut  vous faire passer quelques heures de lectures enfiévrées :  Il s'agit d'un thriller, se déroulant en Irlande, paru en Juillet 2009 aux éditions Yoran Embanner. 
 
Diffusion nationale en librairie et sur internet, fnac.com, coop-breizh, & dans toutes les librairies de France...Envie de lire le résumé, la première page et les commentaires des lecteurs ? cliquez sur ce lien :Noir dessein en verte erinn - thriller 



              

                Photo by Pollux ( serial photographe )                                                                                                                 

Vendredi 20 novembre 2009


Gregory Delanty est un poète irlandais né à Cork, Irlande en 1958.
 
La poésie de Greg Delanty répond à une question identitaire posée par lui à travers la voix du poète Amergin : « Who are you ? ». La réponse se trouve dans le même vers : « Only by singing will you know ». Delanty s’installa aux Etats Unis en 1986, mais il reste profondément attaché à sa ville natale. Sa poésie trace l’évolution difficile de son rapport avec son lieu d’origine et avec l’Amérique, son lieu de vie. Dans les six recueils publiés à ce jour, Delanty tente de placer sa voix en jouant avec la langue et la forme poétique elle-même. Citoyen américain depuis 1994, il enseigne au St Michael's College, dans le  Vermont. L'essentiel de son oeuvre est consacré  à l'exil et à la quête de l'appartenance identitaire que "seul le chant permet de connaître".








Amergin
 
Sing of the birds’ sunrise cacophony,
discordant as any orchestra
tuning up before the day’s symphony.
Sing of the flocks of waves riding in,
delicately curved as a swan’s neck.
Sing of the sun’s descent in tongues of fire
upon the sea, communing with all and sundry.
Sing of the smell of the ocean, sweeter
than the scent of cut grass or girls ;
then sing of these, for nothing is lovelier.
Sing of the broken mirror of the sea
faithful to everything passing above.
Sing of the sun pulling its own shroud over
the mirror and how shearwaters pierce the dark.
Sing of all you behold from sunrise to sunrise,
how I’m within everything wherever you go.
Who am I ? Only by singing will you know.
 
Amergin
 
Chante à l’aurore la cacophonie des oiseaux,
discordante comme tout orchestre
s’accordant avant la symphonie du jour.
Chante la cavalcade des vagues attroupées,
aux courbes délicates, un cou de cygne.
Chante la descente du soleil en langues de feu
sur la mer, en communion avec le monde.
Chante le parfum de l’océan, plus doux
que celui de l’herbe coupée ou des filles ;
chante tout ceci, car rien n’est plus beau.
Chante le miroir brisé de la mer
fidèle à tout ce qui passe au-dessus.
Chante le soleil qui tire son propre linceul par-dessus
le miroir et les eaux coupantes qui transpercent la nuit.
Chante tout ce que tu vois de l’aurore à l’aurore,
et ma présence au sein de tout où que tu ailles.
Qui suis-je ? Il n’est que le chant pour que tu le saches.



Par L'irlandaise - Publié dans : Littérature - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Jeudi 19 novembre 2009

Les paysages irlandais, pour nombre de ceux qui se sont rendus dans l'île verte sont inséparables des  murets. Un muret est une clôture artificielle formée au mieux par l'agencement méticuleux, au pire par l'empilement simple de pierres employées soit sèches, soit liées avec du mortier.

Les murets sont des composants essentiels du paysage rural. Ils sont inséparables des travaux de mise en valeur des terres et des activités pastorales.

La protection qu'ils assurent contre les intempéries permet le croissance de la végétation et la mise en place rapide d'un boisement ou d'une culture.

Durant la journée, le muret absorbe la chaleur du soleil, qu’il restitue pendant la nuit, un peu à la manière d’un radiateur à accumulation. Nombre d’insectes viennent s’y réchauffer, profitant non seulement des rayons directs, mais également de la chaleur qui émane des pierres. la majorité des murets observables en Irlande sont dit " de pierres sèches" c'est à dire façonnés san ciment ni mortier.

Fichier:Inishmaan Gardens.jpg

Inisheer (Inis Oírr), Iles d'aran

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Mercredi 18 novembre 2009
A la demande d'Audrey, qui m'a judicieusement conseillé d'affiner la liste des ouvrages ci dessous sur l'Irlande, voici un roman atypique mais O combien charmant sur l¨'île verte. Celui d'un auteur américain plus connu pour ses oeuvres de SF & de fantastique.




En 1953, Ray Bradbury est apeplé dans les environs de Dublin par le realisateur John Huston pour écrire le scénario de Moby Dick. A l'époque, Bradbury n'est que le jeune auteur de deux romans de science fiction : Chroniques martiennes et farenheit 451 ainsi que de quelques nouvelles.
Bradbury , homme de plume américain, se trouve alors confronté  à un pays - l'Irlande - qu'il décrit avec truculence dans la "baleine de Dublin". Il y  raconte notamment par le biais d'une narration autobiographique les difficultés scenaristiques auxquelles il se trouve confronté dans l'élaboration des dialogues du film.

Ce qui frappe avant tout Bradbury, américain fraîchement débarqué en terre d'irlande, c'est le particularisme d'un pays où le merveilleux et le loufoque sont toujours pr$et  à surgir de la grisaille du quotidien.
De l'ecriture poétique de Bradbury jaillit alors un portrait original - et  à mon sens jamais surpassé - de l'Irlande de l'après guerre et de son quotidien. Ainsi la Baleine de Dublin est le témoignage de la naissance du génie d'un grand écrivain pour qui , comprendre l'âme irlandaise est en quelque sorte un "rite de passage", un chemin intiatique  à travers la Lande. Il rejoint ainsi le mythe de la baleine insaissisable poursuivit par le capitaine Achab dans Moby Dick.


extraits :

"-Alors me dit Finn, vous avez résolu l'énigme des irlandais ?
-les irlandais sont des grilles de mots croisés non numérotés.
-C'est vrai, nous sommes une énigme, logée dans une boite, elle-même perdue dans un labyrinthe sans porte ni clé".

"Les artistes sont un peu des chamans, c'est une constellation d'âmes éveillées qui répandent la magie secrète de la vie".

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Lundi 16 novembre 2009

Dylan et moi avons les mêmes gouts ( jugez-en vous même par la photo ) voici donc quelques livres tous azimuts, romans, essais, contes philosophiques , ayant pour sujet l'Irlande.

                                       ___________________

-Divine Beauty & Spiritual wisdom from the celtic world par John O'Donohue, mes 2 ' blibles' de sagesses irlandaises, hélas non traduite en français.

- Les gens de Dublin, James Joyce, recueil de nouvells, somptueusement ecrites mettant en scène l'univers dublinesque de Joyce

-The commitments, Roddy Doyle, roman musical qui inspira le film éponyme d'Alan Parker ( dispo en traduction française )

- Guide de voyages :  Le guide Gallimard sur  l'Irlande, pour la culture, le guide du routard pour les bonnes adresses de l'ensemble de l'île, y compris les petits coins perdus et un grand week-end à Dublin pour ne rien manquer de la ville des pubs et des librairies.

Enfin, pour ceux qui aiment la danse irlandaise, en anglais,  je recommande " riverdance, the phenomenon" par Barra O Cinneide, et la biographie du célèbre danseur, créateur du show "lord of the dance, Michael Flatley".

Tous ces livres sont visualisables, ou presque, entre les pattes "expertes" de Dylan, sur la photo ci dessous & avec quelque persipicacité vous identifierez d'autres livres dont je n'ai pas fait mention en sus !




photos Miss Hyde

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Dimanche 15 novembre 2009

… Car le Phare, si proche du rivage parfois, en paraissait ce matin, dans cette brume légère, considérablement éloigné. On entendait les vagues se briser et clapoter contre le flanc du bateau comme s'il était à l'ancre dans le port. Tout sembla se rapprocher. Car la voile, que James avait fixée du regard au point qu'elle était devenue pour lui comme une vieille connaissance, se détendit complètement ; voici qu'ils s'immobilisaient, la voile faseyant mollement dans l'attente d'une brise, sous un soleil brûlant, à des milles du rivage, à des milles du Phare. Le monde entier semblait s'être arrêté. Le Phare devint fixe, et la ligne lointaine du rivage, immobile. Le soleil se fit plus brûlant, les distances entre eux parurent s'amenuiser, chacun devenant conscient de la présence des autres, qu'il avait presque oubliée.

Virginia Woolf, la promenade au phare



Le phare d'Inisheer est situé sur la côte sud d'Inisheer, une des Îles d'Aran en Irlande.
photo Miss Hyde

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Samedi 14 novembre 2009

Petit apparté littéraire et régional, j'ai dédicacé ce jour quelques romans dans une librairie du centre ville de Lille- Flandres, La librairie des 4 chemins. Cette librairie mérite d'être signalée pour la qualité et la spécificité de ses choix litteraires axés sur la " littérature d'évasion" : esotérisme, science fiction, fantastique et le polar. Un lieu unique, donc, ouvert depuis 5 ans aux amateurs éclairés.

 Merci à Christophe, le libraire et  à son assistante Camilite pour leur gentillesse et leur compétence. Voici quelques photos du lieu qui se situe Rue de la Clef dans ce que l'on appelle " le vieux-lille" ( ruelle moyen-ageuse,briques et pavés y sont de mise )




christophe, le libraire, et les rayonnages sous l'hégide de la dame  à la Licorne


...et moi-même à ma table de travail :

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Vendredi 13 novembre 2009

Croke Park (en gaélique Páirc an Chrócaigh) est le principal stade et le domicile de la GAA (Gaelic Athletic Association), la plus grande organisation sportive de l’Irlande. Le stade était utilisé uniquement pour les sports gaéliques (football, hurling et Camogie). Il est également utilisé pour la première fois pour le rugby et le football.  Avec une capacité de 82 300 places assises, il est actuellement le plus grand stade de l'île d'Irlande.  U2 et Tina Turner s'y sont produit. Demain, l'équipe de France y rencontrera celle d'Irlande pour les éliminatoires du Mondial de foot.

Fichier:Croke Park from the hill.jpg



Mais ce stade est aussi un lieu historique.  À partir de 1913, la GAA devint le propriétaire du terrain et le baptisa Croke Park en l’honneur de l’archevêque Thomas Croke, un des premiers patrons de la GAA. Les décombres de l’insurrection de Pâques 1916 ont été utilisé pour construire un monticule et y installer dessus des tribunes permettant une meilleure vision des matches. Cette tribune, «Hill 16», existe toujours.

Le 20 novembre 1920, Croke Park fut le théâtre d’un massacre exécuté par les Auxillaries une division paramilitaire auxiliaire de la police britannique. Des soldats sont entrés dans le stade pendant un match de football entre Dublin et Tipperary et ont tiré dans la foule, tuant 14 personnes (13 spectateurs et un joueur). En 1924 une tribune a été baptisée en souvenir de Michael Hogan capitaine de Tipperary, mort ce jour là. Ces évènements, connus sous le nom de Bloody Sunday (à ne pas confondre avec celui d'Irlande du Nord en 1972) furent en fait des représailles à l'assassinat de 12 agents des services secrets anglais perpétrés par les hommes de Michael Collins.

Il existe en Irlande un grand débat autour de l’utilisation de Croke Park. Comme il appartient à la GAA, il n’est utilisé que pour les sports gaéliques. Les autres sports en sont strictement exclus. Une règle interne à l’organisation excluait jusque dans les années 1970 le football, le rugby et le cricket. La GAA a ensuite assoupli cette règle mais garde l’exclusivité de la gestion du stade et donc des sports qu’on y pratique. En 2005, la GAA a autorisé exceptionnellement la pratique (pour les matches internationaux uniquement) du football et du rugby, ces deux sports se trouvant sans stade à cause de la rénovation de Lansdowne Road. Le premier match de rugby à s'être déroulé dans ce stade est un match du Tournoi des six nations opposant l'Irlande à la France, victoire de la France 20-17 le 11 février 2007.



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Dimanche 8 novembre 2009

Le chat et la lune

Le chat s'en allait ça et là,
La lune tournait comme une toupie,
Le plus proche parent de la lune,
Le chat rampant, leva les yeux.
rampe dans l'herbe
De flaque de lune en flaque de lune,
Et là-haut la lune sacrée
Commence une phase nouvelle.
 a-t-il conscience
Que ses prunelles changent sans cesse,
Qu'elles vont du cercle au croissant,
Pour aller du croissant au cercle ?
rampe dans l'herbe,
Solitaire, sage, important,
Levant vers la lune changeante
Ses yeux changeants.

William Butler Yeats





Dylan, 3 mois
Photo Miss Hyde

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Samedi 7 novembre 2009

Dylan est un nom gallois composé des mots dy (grand) et llanw (mer ou océan). c'est aussi le prénom du poète Dylan Thomas qui incita Robert Zimmerman, fan de poésie autant que de musique,  à choisir pour nom d'artiste...Bob "Dylan".



Dylan Thomas ( 1914 - 1953) est un écrivain et poète gallois. largement considéré comme l’un des plus brillants poètes du XXe siècle de langue anglaise ; il fut aussi le leader de la littérature anglo-galloise. Son univers vif et fantastique était un rejet des conventions de son siècle. À l’inverse de ses contemporains qui tendaient vers des sujets politiques et sociaux, Thomas exprimait ses émotions avec passion et cela se ressent dans son style, à la fois intime et lyrique.

Dans sa biographie de 2004 : Chronicles Vol.1, Robert Zimmerman, dont le nom d'artiste est "bob Dylan" admet finalement ( après avoir nié dans une interview de 1965 )  que le nom du poète Dylan Thomas fut un critère pertinent dans le choix de son pseudonyme.



J'ai ardemment souhaité partir


J'ai ardemment souhaité partir
Loin des sifflements du monde usé
Et du cri incessant des vieilles terreurs,
Plus terribles à mesure que le jour
Passe la colline et plonge dans la mer profonde.
J'ai ardemment souhaité partir
Loin de la répétition des saluts
Car il y a des âmes dans l'air
Et des échos d'âme sur ma page
Et le tonnerre des appels et des notes.

J'ai ardemment souhaité partir mais j'ai peur.
Une vie, encore neuve, pourrait fuser
Hors du vieux mensonge en feu sur le sol
Et, crépitant dans l'air, me laisser à demi aveugle.
Et dans la vieille peur de la nuit,
Le couvre-chef que l'on ôte,
Les lèvres pincées devant le récepteur,
Je ne tomberai pas sous la plume de la mort.
Peu importe si je meurs de tout ceci qui est
À moitié convention et à moitié mensonge.

(Dylan Thomas)


 

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Mercredi 28 octobre 2009

Le chat - Les Fleurs du mal (XXXIII)


Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,


hoto1 020
photo Miss Hyde


Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.

Charles Baudelaire

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Mardi 27 octobre 2009
Halloween est une fête celte mais aussi la fête du cinéma d'horreur et de frayeur. Voici donc ma petite liste de films qui font frissonner... brrr




1 - Le labyrinthe de Pan, de guillermo del toro
2 - Donnie Darko, de richard kelly
3 - Something wicked this way comes ( la foire des ténèbres ) de jack Clayton
4 - La grande menace ( the medusa touch )
5 - Angel Heart, d'alan Parker
6 - l'homme quivenait d'ailleurs, de Nicolas Roeg
7 -La maison du diable, de Robert Wise


       

.....PARTY TIME !

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Dimanche 25 octobre 2009
Hommage  à un chanteur anglais d'origine irlandaise, Morrissey. Cette chanson particulièrement me plaît, elle est tirée de l'album " you are the quarry" et il s'agit du titre " never played symphonies"


"Black sky in the daytime
And I don't much mind dying
When there is nothing left
To care for
Anymore
Just the never laid 
the never-played
Symphonies"






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