Vendredi 20 novembre 2009
Gregory Delanty est un poète irlandais
né à Cork, Irlande en 1958.
La poésie de Greg Delanty répond à une question identitaire posée par lui à travers la voix du poète Amergin :
« Who are you ? ». La réponse se trouve dans le même vers : « Only by singing will you know ». Delanty s’installa aux
Etats Unis en 1986, mais il reste profondément attaché à sa ville natale. Sa poésie trace l’évolution difficile de son rapport avec son lieu d’origine et avec l’Amérique, son lieu de vie. Dans
les six recueils publiés à ce jour, Delanty tente de placer sa voix en jouant avec la langue et la forme poétique elle-même. Citoyen américain depuis 1994, il enseigne
au St Michael's College, dans le Vermont. L'essentiel de son oeuvre est consacré à l'exil et à la quête de l'appartenance identitaire que "seul le chant permet de
connaître".

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Amergin
Sing of the birds’ sunrise cacophony,
discordant as any orchestra
tuning up before the day’s symphony.
Sing of the flocks of waves riding in,
delicately curved as a swan’s neck.
Sing of the sun’s descent in tongues of fire
upon the sea, communing with all and sundry.
Sing of the smell of the ocean, sweeter
than the scent of cut grass or girls ;
then sing of these, for nothing is lovelier.
Sing of the broken mirror of the sea
faithful to everything passing above.
Sing of the sun pulling its own shroud over
the mirror and how shearwaters pierce the dark.
Sing of all you behold from sunrise to sunrise,
how I’m within everything wherever you go.
Who am I ? Only by singing will you
know.
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Amergin
Chante à l’aurore la cacophonie des oiseaux,
discordante comme tout orchestre
s’accordant avant la symphonie du jour.
Chante la cavalcade des vagues attroupées,
aux courbes délicates, un cou de cygne.
Chante la descente du soleil en langues de feu
sur la mer, en communion avec le monde.
Chante le parfum de l’océan, plus doux
que celui de l’herbe coupée ou des filles ;
chante tout ceci, car rien n’est plus beau.
Chante le miroir brisé de la mer
fidèle à tout ce qui passe au-dessus.
Chante le soleil qui tire son propre linceul par-dessus
le miroir et les eaux coupantes qui transpercent la nuit.
Chante tout ce que tu vois de l’aurore à l’aurore,
et ma présence au sein de tout où que tu ailles.
Qui suis-je ? Il n’est que le chant pour que tu le saches.
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Par L'irlandaise
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Les paysages irlandais, pour nombre de ceux qui se sont rendus dans l'île verte sont inséparables des
murets. Un muret est une clôture artificielle formée au mieux par l'agencement méticuleux, au pire par l'empilement simple de pierres employées
soit sèches, soit liées avec du mortier.
Les murets sont des composants essentiels du paysage rural. Ils sont inséparables des travaux de mise en valeur des
terres et des activités pastorales.
La protection qu'ils assurent contre les intempéries permet le croissance de la végétation et la mise en place rapide d'un boisement ou d'une culture.
Durant la journée, le muret absorbe la chaleur du soleil, qu’il restitue pendant la nuit, un peu à la manière d’un
radiateur à accumulation. Nombre d’insectes viennent s’y réchauffer, profitant non seulement des rayons directs, mais également de la chaleur qui émane des pierres. la majorité des murets
observables en Irlande sont dit " de pierres sèches" c'est à dire façonnés san ciment ni mortier.

Inisheer (Inis Oírr), Iles d'aran
Par L'irlandaise
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Mercredi 18 novembre 2009
A la demande d'Audrey, qui m'a judicieusement conseillé d'affiner la liste des ouvrages ci dessous sur l'Irlande,
voici un roman atypique mais O combien charmant sur l¨'île verte. Celui d'un auteur américain plus connu pour ses oeuvres de SF & de fantastique.
En 1953, Ray Bradbury est apeplé dans les environs
de Dublin par le realisateur John Huston pour écrire le scénario de Moby Dick. A l'époque, Bradbury n'est que le jeune auteur de deux romans de science fiction : Chroniques
martiennes et farenheit 451 ainsi que de quelques nouvelles.
Bradbury , homme de plume américain, se trouve alors confronté à un pays - l'Irlande - qu'il décrit avec truculence
dans la "baleine de Dublin". Il y raconte notamment par le biais d'une narration autobiographique les difficultés scenaristiques auxquelles il se trouve confronté dans
l'élaboration des dialogues du film.
Ce qui frappe avant tout Bradbury, américain fraîchement débarqué en terre d'irlande, c'est le particularisme d'un pays où le merveilleux et le loufoque sont toujours pr$et à surgir de la
grisaille du quotidien.
De l'ecriture poétique de Bradbury jaillit alors un portrait original - et à mon sens jamais surpassé - de
l'Irlande de l'après guerre et de son quotidien. Ainsi la Baleine de Dublin est le témoignage de la naissance du génie d'un grand écrivain pour qui , comprendre l'âme irlandaise est en quelque
sorte un "rite de passage", un chemin intiatique à travers la Lande. Il rejoint ainsi le mythe de la baleine insaissisable poursuivit par le capitaine Achab dans Moby
Dick.
extraits :
"-Alors me dit Finn, vous avez résolu l'énigme des irlandais ?
-les irlandais sont des grilles de mots croisés non numérotés.
-C'est vrai, nous sommes une énigme, logée dans une boite, elle-même perdue dans un labyrinthe sans porte ni clé".
"Les artistes sont un peu des chamans, c'est une constellation d'âmes éveillées qui répandent la magie secrète de la vie".
Par L'irlandaise
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Dylan et moi avons les mêmes gouts ( jugez-en vous même par la photo ) voici donc quelques livres tous azimuts, romans,
essais, contes philosophiques , ayant pour sujet l'Irlande.
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-Divine Beauty & Spiritual wisdom from the celtic world par John
O'Donohue, mes 2 ' blibles' de sagesses irlandaises, hélas non traduite en français.
- Les gens de Dublin, James Joyce, recueil de nouvells, somptueusement ecrites mettant en scène l'univers dublinesque de Joyce
-The commitments, Roddy Doyle, roman musical qui inspira le film éponyme d'Alan Parker ( dispo en traduction française
)
- Guide de voyages : Le guide Gallimard
sur l'Irlande, pour la culture, le guide du routard pour les bonnes adresses de l'ensemble de
l'île, y compris les petits coins perdus et un grand week-end à Dublin pour ne rien manquer de la
ville des pubs et des librairies.
Enfin, pour ceux qui aiment la danse irlandaise, en anglais, je recommande " riverdance, the
phenomenon" par Barra O Cinneide, et la biographie du célèbre danseur, créateur du show "lord of the dance, Michael
Flatley".
Tous ces livres sont visualisables, ou presque, entre les pattes "expertes" de Dylan, sur la photo ci dessous & avec quelque persipicacité vous identifierez d'autres livres dont je n'ai
pas fait mention en sus !

photos Miss Hyde
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Dimanche 15 novembre 2009
… Car le Phare, si proche du rivage parfois, en paraissait ce matin, dans cette brume légère, considérablement
éloigné. On entendait les vagues se briser et clapoter contre le flanc du
bateau comme s'il était à l'ancre dans le port. Tout sembla se rapprocher. Car la voile, que James avait fixée du regard au point qu'elle était devenue pour lui comme une vieille connaissance, se
détendit complètement ; voici qu'ils s'immobilisaient, la voile faseyant mollement dans l'attente d'une brise, sous un soleil brûlant, à des milles du rivage, à des milles du Phare. Le monde
entier semblait s'être arrêté. Le Phare devint fixe, et la ligne lointaine du rivage, immobile. Le soleil se fit plus brûlant, les distances entre eux parurent s'amenuiser, chacun devenant
conscient de la présence des autres, qu'il avait presque oubliée.
Virginia Woolf, la promenade au phare

Le phare d'Inisheer est situé sur la côte sud d'Inisheer, une des Îles d'Aran en Irlande.
photo Miss Hyde
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Petit apparté littéraire et régional, j'ai dédicacé ce jour quelques romans dans une librairie du centre ville de
Lille- Flandres, La librairie des 4 chemins. Cette librairie mérite d'être signalée pour la qualité et la
spécificité de ses choix litteraires axés sur la " littérature d'évasion" : esotérisme, science fiction, fantastique et le polar. Un lieu unique, donc, ouvert depuis 5
ans aux amateurs éclairés.
Merci à Christophe, le libraire et à son assistante Camilite pour leur gentillesse et leur compétence. Voici quelques photos du lieu qui se situe
Rue de la Clef dans ce que l'on appelle " le vieux-lille" ( ruelle moyen-ageuse,briques et pavés y sont de mise )


christophe, le libraire, et les rayonnages sous l'hégide de la dame à la Licorne
...et moi-même à ma table de travail :
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Vendredi 13 novembre 2009
Croke Park (en gaélique Páirc an Chrócaigh) est le principal stade et le domicile de la GAA (Gaelic
Athletic Association), la plus grande organisation sportive de l’Irlande. Le stade était utilisé
uniquement pour les sports gaéliques (football, hurling et Camogie). Il est également utilisé pour la première fois pour le rugby
et le football. Avec une capacité de 82 300 places assises, il est actuellement le plus grand stade de l'île d'Irlande. U2 et Tina Turner s'y sont produit.
Demain, l'équipe de France y rencontrera celle d'Irlande pour les éliminatoires du Mondial de foot.

Mais ce stade est aussi un lieu historique. À partir de 1913, la GAA devint le propriétaire du terrain et le baptisa Croke Park en
l’honneur de l’archevêque Thomas Croke, un des premiers patrons de la GAA. Les décombres de l’insurrection de Pâques 1916 ont été utilisé pour construire un monticule et y
installer dessus des tribunes permettant une meilleure vision des matches. Cette tribune, «Hill 16», existe toujours.
Le 20 novembre 1920, Croke Park fut le théâtre d’un massacre exécuté par les Auxillaries une
division paramilitaire auxiliaire de la police britannique. Des soldats sont entrés dans le stade pendant un match de football entre Dublin et Tipperary et ont tiré dans la foule, tuant 14
personnes (13 spectateurs et un joueur). En 1924 une tribune a été baptisée en souvenir de Michael Hogan capitaine de Tipperary, mort ce jour là. Ces évènements, connus sous le nom de
Bloody Sunday (à ne pas confondre avec celui d'Irlande du Nord en 1972) furent en fait des représailles à l'assassinat de 12 agents
des services secrets anglais perpétrés par les hommes de Michael Collins.
Il existe en Irlande un grand débat autour de l’utilisation de Croke Park. Comme il appartient à la GAA, il n’est utilisé
que pour les sports gaéliques. Les autres sports en sont strictement exclus. Une règle interne à l’organisation excluait jusque dans les années
1970 le football, le rugby et le cricket. La GAA a ensuite assoupli cette règle mais garde l’exclusivité de la gestion du stade et donc des sports qu’on y pratique. En 2005, la GAA a
autorisé exceptionnellement la pratique (pour les matches internationaux uniquement) du football et du rugby, ces deux sports se trouvant sans stade à cause de la rénovation de Lansdowne
Road. Le premier match de rugby à s'être déroulé dans ce stade est un match du Tournoi des six nations opposant l'Irlande à la France, victoire de la France 20-17 le 11 février
2007.
Par L'irlandaise
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Le chat et la lune
Le chat s'en allait ça et là,
La lune tournait comme une toupie,
Le plus proche parent de la lune,
Le chat rampant, leva les yeux.
rampe dans l'herbe
De flaque de lune en flaque de lune,
Et là-haut la lune sacrée
Commence une phase nouvelle.
a-t-il conscience
Que ses prunelles changent sans cesse,
Qu'elles vont du cercle au croissant,
Pour aller du croissant au cercle ?
rampe dans l'herbe,
Solitaire, sage, important,
Levant vers la lune changeante
Ses yeux changeants.
William Butler Yeats

Dylan, 3 mois
Photo Miss Hyde
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Dylan est un nom gallois composé des mots dy
(grand) et llanw (mer ou océan). c'est aussi le prénom du poète Dylan Thomas qui incita Robert Zimmerman, fan de poésie autant que de musique, à choisir pour
nom d'artiste...Bob "Dylan".

Dylan Thomas ( 1914 - 1953) est un écrivain et poète gallois. largement considéré comme
l’un des plus brillants poètes du XXe siècle de langue anglaise ; il fut
aussi le leader de la littérature anglo-galloise. Son univers vif et fantastique était un rejet des conventions de son siècle. À l’inverse de ses contemporains qui tendaient vers des sujets
politiques et sociaux, Thomas exprimait ses émotions avec passion et cela se ressent dans son style, à la fois intime et lyrique.
Dans sa biographie de 2004 : Chronicles Vol.1, Robert Zimmerman, dont le nom d'artiste est "bob Dylan" admet finalement ( après avoir nié dans une
interview de 1965 ) que le nom du poète Dylan Thomas fut un critère pertinent dans le choix de son pseudonyme.
J'ai ardemment souhaité partir
J'ai ardemment souhaité partir
Loin des sifflements du monde usé
Et du cri incessant des vieilles terreurs,
Plus terribles à mesure que le jour
Passe la colline et plonge dans la mer profonde.
J'ai ardemment souhaité partir
Loin de la répétition des saluts
Car il y a des âmes dans l'air
Et des échos d'âme sur ma page
Et le tonnerre des appels et des notes.
J'ai ardemment souhaité partir mais j'ai peur.
Une vie, encore neuve, pourrait fuser
Hors du vieux mensonge en feu sur le sol
Et, crépitant dans l'air, me laisser à demi aveugle.
Et dans la vieille peur de la nuit,
Le couvre-chef que l'on ôte,
Les lèvres pincées devant le récepteur,
Je ne tomberai pas sous la plume de la mort.
Peu importe si je meurs de tout ceci qui est
À moitié convention et à moitié mensonge.
(Dylan Thomas)
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Le chat - Les Fleurs du mal (XXXIII)
Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

photo Miss Hyde
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.
Charles Baudelaire
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